jeudi 8 décembre 2011
Le coussin Berlinois... un choix difficile
lundi 25 octobre 2010
Luynes VS Chicago
« Quelques idiots, des voyous, car on ne peut les qualifier autrement détruisent, gratuitement, le travail réalisé par les équipes municipales pour améliorer notre environnement (…) »
« Tags, nombreux panneaux de circulation arrachés, détérioration de mobilier urbain, fleurs brisées, (…) »
« Qu’ils sachent que des poursuites sont systématiquement engagées et iront à leur terme quand les auteurs seront identifiés. Tout les moyens vont par ailleurs être mis en œuvre pour sécuriser notre ville et ses équipements »
En voilà des mots forts, des mots durs.
Mais que traduisent-ils ? Quels retentissements ont-ils chez les lecteurs du Tambour de Luynes d’où sont extraits ces propos ?
Bertrand Ritouret, en bon supplétif de l’Etat, semble depuis quelques temps recentrer sa politique municipale sur la lutte contre la délinquance. Tout a commencé avec le parking « vidéo-protégé », aujourd’hui, malgré ses efforts (vains), il laisse entendre que les actes délictueux connaissent une hausse sans précédent.
Bien loin de rechercher les causes de ces agissements, au demeurant irritants, il préfère stigmatiser, user d’un ton vindicatif et insultant envers les trouble-fêtes qui je n’en doute pas tremblent au fond de leur chaumière ou de leur « repère de gang ».
Si le terme de voyou, un tantinet « vieille France » peut être accepté, il n’en reste pas moins que l’appellation « idiot » est fallacieuse. En effet je l’invite à revoir les préceptes sociologiques d’Emile Durkheim, de Laurent Muchielli ou de Robert Merton qui ont chacun pris soin d’établir une typologie de la délinquance et de ses facteurs et aucun n’a fait le lien entre le degré d’intelligence et le passage à l’acte. Il est réducteur et dangereux d’y voir une causalité.
Le fait que les causes importent peu dans la perception globale de la problématique, démontre une nouvelle fois la fragilité des réflexions sur lesquelles reposent les décisions municipales et bien plus leurs orientations.
En insistant sur ces faits sporadiques dans le Tambour de Luynes, le maire tente d’instaurer un climat d’insécurité qui justifierait alors l’implantation irraisonnée de caméras dans la commune. Un investissement dispendieux au service du politique et non de la population comme il est coutume de le faire croire, et aux résultats médiocres…
dimanche 11 avril 2010
The Ritouret Show!
Il est comme ça, il s’emballe, développe, argumente et finit par présenter monts et merveilles là où il n’y a que collines et poncifs…
Après l’aménagement de la vallée de Vaugareau, l’aire de jeu des Varennes, le nouvel Écho Luynois... Now, ladys and Gentlemen, découvrez The parking paysagé et vidéosurveillé !!!
Un parking tout nouveau là où… il y a déjà un parking…
Mais là, c’est différent… c’est made in Ritouret…
Comme le veut la tendance actuelle, la vidéosurveillance est de mise. Il faut bien le reconnaître, Luynes City est depuis longtemps victime d’une délinquance accrue. Des hordes de JEUNES sauvageons dégraderaient, pilleraient, casseraient et brûleraient voitures, commerces et patrimoine…
Alors quelque soit le coût d’une telle mesure et quelque soit son (in)efficacité, à Luynes on ne lésine pas, on agit !
Qui sera derrière la caméra de ce mauvais remake ? Telle est la question…
En attendant, Luynes et ses habitants désespèrent de voir un jour émerger un lieu d’accueil digne de ce nom pour les activités culturelles, l’expression artistique comme associative, une salle polyvalente en somme…
Ils patientent devant la réfection de la piscine et son aménagement nordique qui permettra une utilisation à l’année…
Etc. etc.
Avec l’équipe Luynes à venir… tout reste à venir… (à défaut de se faire…)
lundi 19 mai 2008
Quand nouvelle mandature ne rime pas avec Culture…
Pour tous ceux qui attendent un compte-rendu du conseil municipal du 14 mai, sachez que ce n’est pas pour tout de suite, pour tous ceux qui se réjouissaient du ton plus posé que j’ai utilisé dans mes précédents billets, j’annonce que ça va changer !
Et oui, je ne peux rester silencieuse et modérée dans mes propos face à une prise de décision arbitraire de la part de la nouvelle municipalité.
Dans la présentation de ce blog, je précisais qu’il serait un lieu d’expression où il me serait possible de vous faire partager mes coups de gueule, et bien aujourd’hui, je prends ma plume (enfin mon clavier) et je m’exécute.
Comment pourrais-je rester les bras croisés, ni même me concentrer pleinement sur la rédaction de mon mémoire en sachant que l’évènement le plus attendu par un grand nombre de personnes, Luynois ou pas, et sans nul doute le plus prestigieux que l’on ait pu compter, est sacrifié, d’autant que les prétextes invoqués sont plus que controversés, contrefaits !
J’entends déjà les fervents défenseurs de la nouvelle municipalité s’insurger contre mes propos qu’ils vont juger outranciers… « Décision arbitraire » ? « Comment ose-t-elle ? »
" Si 51% des Luynois les ont élus au premier tour c’est qu’ils leur font confiance et croient leurs décisions justes..."
« Ils ont la plèbe avec eux ! »
En êtes vous certains ?
J’aurai pu titrer ce billet « Quand politique rime avec polémique », petite variante qui aurait tout aussi bien illustré mon discours.
Le verdict est tombé comme un couperet, sorti de la bouche de notre avocat-maire, pourfendeur de l’évènement culturel… « Le festival théâtre en Val de Luynes est suspendu cette année !» (N’est ce pas ici une volonté manifeste de faire table rase du passé, rompre avec l’ancienne municipalité ?)
J’ai été interloquée par ce que je venais d’entendre… et le manque de réaction de la part de nos élus, tous bords confondus, bien que le sujet ait été abordé par un membre de l’opposition, me laisse dans un premier temps sans voix…
Les raisons ? Un problème d’organisation, des contacts pris trop tardivement … intéressant…
Mais la vérité est bien plus sombre : manque de considération indéniable pour le festival que j’avais déjà pu mesurer lors d’une petite discussion aux Foulées de Luynes, manque de volonté pour s’y investir qui n’en est que la suite logique, et pour couronner le tout, ce festival tombe pendant les vacances… c’est embêtant… et les vacances de nos élus alors ???
Quelle belle preuve d’investissement…
Si l’idée de l’association me paraît bonne, je pensais qu’à titre exceptionnel, pour le bien et le plaisir de nos concitoyens, de la vie communale, et pour honorer dignement leur nouveau mandat, nos élus se seraient impliqués…
Voilà comment la nouvelle municipalité, celle-là même qui s’est posée comme celle de la concertation, de l’écoute, garante et créatrice « d’une dynamique autour de
Le plus inadmissible, à mon goût (amer), est la manipulation de l’information dont 51% des Luynois ont été victimes. Tout commence avec les beaux discours de campagne, dans lesquels le théâtre est valorisé, où de belles promesses de « s’ouvrir à toute incitatives festives, CULTURELLES, gastronomiques, sportives… pour développer le rayonnement de notre commune au-delà de ses frontières » et de « s’appuyer sur celles existantes » sont prononcées…
Mais ce temps est révolu mes ami(e)s ! Les désillusions succèdent aux belles paroles…
Une fois le rideau tombé, ce sont au tour des masques… et la comédie se mue en tragédie.
Le choix entre les intérêts personnels de nos élus et ceux de nos concitoyens n’a pas été cornélien… Et cet acte pourrait bien faire de Luynes "Le monde où l'on s'ennuie"...
Je fustige cette décision, brutale, et j’en regrette les conséquences. Les troupes de théâtre et je pense plus particulièrement ici au Théâtre des Deux Rives et à Daniel Annotiau, l’instigateur, l’Homme du festival, et à son équipe qui depuis cinq ans maintenant ont mené à bien cette magnifique initiative culturelle, cette fabuleuse démarche de mettre en valeur notre patrimoine, de promouvoir et démocratiser le théâtre auprès de toutes les populations (désir de mixité sociale, etc.), chaque année plus nombreuses. A eux, qui ont donné de leur temps, travaillé, répété, qui ont préparé la nouvelle édition (choix des pièces, contacts, dates fixées, etc.) avec passion et à qui la nouvelle municipalité n’a fait, enfin de compte, que témoigner du mépris. Car oui, j’appelle cela du mépris, faire fi de tout ceci ne peut être caractérisé autrement. Et je crains que ce comportement soit préjudiciable pour l’avenir…
L’ultime affront a été le prétexte du coût de ce festival, et de son soi-disant déficit… Mais j’aimerais éclaircir un point. La culture est-elle un produit de consommation ? Je crois qu’il est dangereux de la penser en terme de rentabilité, ce serait faire fausse route et surtout la détourner de son sens originel. Je vous renvoie à un article, de grande qualité, et qui pose les bonnes questions… peut-être éclaira-t-il les esprits égarés ("Avares" sur la Culture?) de la nouvelle municipalité !

