samedi 12 mars 2011
Les cloches auront-elles un écho… luynois ?
Mais voilà, si l’initiative assez peu laïque dans sa forme présente néanmoins quelques réjouissances, ce « bis repetitas » me laisse perplexe… Sans doute inspiré par « l’art poétique » d’Horace, Bertrand Ritouret se sera dit « que ce qui est beau peut être répété dix fois sans lasser l'auditeur » mais c’est sans compter sur sa préoccupation du moment : la campagne pour les élections cantonales.
N’aurait-il pas concentré tous ses efforts à son seul et unique tract, pourtant fort dépourvu de propositions, et à sa profession de foi, calomnieuse et agressive, délaissant ainsi les affaires luynoises ?
Mais comme il est coutume de dire « jamais deux sans trois », une autre explication alternative me vient à l’esprit, rejoignant peu ou prou la précédente. N’est-il pas possible que l’action municipale soit si peu effective qu’elle ne puisse trouver sa place dans l’édito ? Et face à ce vide, rien de tel que de monter en épingle, encore et encore un événement. L’an passé, souvenez-vous, l’American Loire Valley festival subissait le même sort.
Par ailleurs, si je souligne ce vide ce n’est pas sans lui trouver un lien avec la disparition de notre magazine d’information communale, de là à dire que les cloches ont sonné le glas de l’écho luynois, il n’y a qu’un pas.
Il est vrai que réduire ce dernier à une parution (et sans date établie) contre deux ou trois lors des précédentes mandatures, surtout lorsque l’on connaît le goût de notre maire pour la promotion de ses actions, cela suscite quelques interrogations. Ne faut-il pas y voir une absence de substantielle moelle ? Cela lui apporte au demeurant de l’eau au moulin quant à son argumentaire pour vanter la diminution des coûts d’impression, tant il est vrai qu’un tambour ne rivalise en rien dans ce domaine avec un écho luynois.
Voilà toute l’ironie et le paradoxe entre ses longs discours oraux aux allures de plaidoiries et la réalité luynoise…
lundi 25 octobre 2010
Luynes VS Chicago
« Quelques idiots, des voyous, car on ne peut les qualifier autrement détruisent, gratuitement, le travail réalisé par les équipes municipales pour améliorer notre environnement (…) »
« Tags, nombreux panneaux de circulation arrachés, détérioration de mobilier urbain, fleurs brisées, (…) »
« Qu’ils sachent que des poursuites sont systématiquement engagées et iront à leur terme quand les auteurs seront identifiés. Tout les moyens vont par ailleurs être mis en œuvre pour sécuriser notre ville et ses équipements »
En voilà des mots forts, des mots durs.
Mais que traduisent-ils ? Quels retentissements ont-ils chez les lecteurs du Tambour de Luynes d’où sont extraits ces propos ?
Bertrand Ritouret, en bon supplétif de l’Etat, semble depuis quelques temps recentrer sa politique municipale sur la lutte contre la délinquance. Tout a commencé avec le parking « vidéo-protégé », aujourd’hui, malgré ses efforts (vains), il laisse entendre que les actes délictueux connaissent une hausse sans précédent.
Bien loin de rechercher les causes de ces agissements, au demeurant irritants, il préfère stigmatiser, user d’un ton vindicatif et insultant envers les trouble-fêtes qui je n’en doute pas tremblent au fond de leur chaumière ou de leur « repère de gang ».
Si le terme de voyou, un tantinet « vieille France » peut être accepté, il n’en reste pas moins que l’appellation « idiot » est fallacieuse. En effet je l’invite à revoir les préceptes sociologiques d’Emile Durkheim, de Laurent Muchielli ou de Robert Merton qui ont chacun pris soin d’établir une typologie de la délinquance et de ses facteurs et aucun n’a fait le lien entre le degré d’intelligence et le passage à l’acte. Il est réducteur et dangereux d’y voir une causalité.
Le fait que les causes importent peu dans la perception globale de la problématique, démontre une nouvelle fois la fragilité des réflexions sur lesquelles reposent les décisions municipales et bien plus leurs orientations.
En insistant sur ces faits sporadiques dans le Tambour de Luynes, le maire tente d’instaurer un climat d’insécurité qui justifierait alors l’implantation irraisonnée de caméras dans la commune. Un investissement dispendieux au service du politique et non de la population comme il est coutume de le faire croire, et aux résultats médiocres…
dimanche 15 novembre 2009
« A l’ouest (de l’agglo) rien de nouveau » ?
Voilà quelques temps déjà que je n’ai pas pris le clavier pour commenter ce qui se passe dans notre chère commune de Luynes.
Si je ne fréquente plus le Conseil municipal, je ne m’abstiens pas pour autant de lire avec intérêt le Tambour, prêtant une attention toute particulière aux éditos édifiants et parfois fort lyriques de notre maire.
Ô édito, ô juste mot, mêlant habilement préambule Delermien : « Les feuilles commencent à tomber, les jours raccourcissent » (Tambour n°212 octobre 2009) ; métaphores sportives Rolandiennes : « ses belles journées ensoleillées ont joué les prolongations » ; nostalgie des saisons et des événements puis desseins locaux…
Quoique quand je dis desseins locaux, tout est relatif. A ce titre, l’édito de novembre m’interpelle. Si la promotion pour la biennale Euro Gusto qui se tiendra à Tours du 27 au 30 novembre prochain est réussie, il reste que la contribution de la commune pourtant annoncée est contestable… A la lecture des premiers paragraphes je m’étais plu à imaginer la participation de nos artisans, un débat au Domaine de Beauvois, une initiative de soutien de la municipalité, que sais-je encore ?
Et bien non, l’implication n’est aucunement municipale, elle relève du bon vouloir de chacun des habitants d’offrir l’hospitalité aux participants du salon.
Le seul lien visible est que l’événement est soutenu par Tour(s)plus et que Luynes fait partie intégrante de la communauté d’agglomération. Mais, si je ne m’abuse, le Tambour est l’organe d’information de notre commune, point de l’agglo, qui a son propre magazine trimestriel. Doit-on y voir un excès de zèle de notre maire, déjà enclin à parler des projets et des œuvres de Tour(s)plus en plein conseil municipal ? Ou faut-il en déduire qu’à cette période de l’année, Luynes devient belle endormie ?
PS : Le compte-rendu du précédant conseil municipal du 13 octobre n’est toujours pas en ligne, et aucune date n’a été communiquée quant à la tenue du prochain, si un informateur bien intentionné veut bien s’exprimer ici, il est le bienvenu !
mercredi 9 septembre 2009
Démocratie participative
Lors du conseil municipal du 7 juillet dernier, un point à l’ordre du jour est venu se greffer : « l’insertion publicitaire dans le tambour de Luynes ».
Cet ajout à susciter quelques critiques de la part des oppositions. Si l’on se réfère au compte-rendu officiel, le débat fut houleux.
Certains réclamant qu’il soit discuté dans la commission communication, d’autres soulignant que la « commission communication de communique pas », qu’ils ne reçoivent jamais de convocation à cette commission, etc.
Et le maire de répondre, cet ajout correspond à un besoin récent, une demande des professionnels, son vote relève du conseil municipal et non de la commission, enfin il déclare « je regrette que l’on fasse de la polémique pour de la polémique ».
Inutile de vous dire que l’ambiance devait être électrique… et dire que j’ai loupé ça pour cause de non communication de la date du conseil…
Finalement, les insertions ont été votées. Elles se présentent sous deux formes : 4cm x 4cm a 70€ auquel cas, deux peuvent être insérées, ou bien une de 8,8cm x 4cm à 140€. Les tarifs ont été fixés en fonction de ceux pratiqués sur les Echos Luynois.
Cette insertion soulève quelques questions et remettent en cause la vocation initiale du Tambour.
Il est vrai que son nouveau format offre de l’espace vide qu’il est nécessaire de combler afin de le justifier, sinon, ça fait mauvais effet.
D’autre part, cet organe d’information a aujourd’hui une fonction lucrative, à quoi se destine l’argent collectée dans ce cadre ?
Je souhaitais donc avoir votre avis sur le sujet.

