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dimanche 22 février 2009

« Les temps forts de 2008 » ?


And now, ladies and gentlemen, je m’apprête à aborder un thème au cœur de l’actualité luynoise… Oui, chères et chers concitoyens, vous l’aurez compris, je parle du nouvel écho luynois, the new echo luynois, the best, le meilleur écho que la commune n’ait jamais connu jusqu’alors… le sublime pourrait-on dire ! (merci Nelson…)

J’avais tout d’abord pensé le feuilleter avec vous, page par page, comme si nous étions réunis tous ensemble autour d’une grande table et pourquoi pas d’un verre de Vouvray moelleux (que le monde nous envie), l'histoire d'abolir un instant la barrière de l’écran…
Mais je me suis vite rendue compte qu’il s’agissait là d’une tâche fastidieuse et que le billet se transformerait finalement en roman-fleuve.
Je ne vous propose donc que des regards, totalement personnels, sur certains points traités dans ce fabuleux écho. (J’admets qu’il est réussi)
Tout d’abord, l’éditorial. Nous découvrons notre maire, arborant un sourire confiant, décontracté et naturel (remarquez les quelques frisottis, témoins d’un brushing moins travaillé qu’à l’accoutumée), de semi-profil gauche, costume noir et cravate rouge bien rangée…
Profil gauche, cravate rouge ? Y aurait-il du changement dans l’air ?
Sur cette pose, on le sent fier et heureux de son nouveau né. (Et de sa fonction, avec le port de l’insigne officiel)
Il faut dire qu’une gestation de 10 mois n’est pas de tout repos, mais quelle joie (j’imagine) lors de l’arrivée du bébé… les éclats de l’offset « accouchant » sur le papier des mois de dur labeur, et enfin les cris du petit écho naissant, reconnaissant papa Ritouret et parrain Carle, tous deux éblouis par l’enfant roi ! Sans retenue, versons une larme d’allégresse, d’ailleurs, le regard brillant de notre maire ne trahirait-il pas un soupçon d’émotion ?
Imaginez nos « adjoints-mages » et « conseillers-mages » apportant moult présents (rappelons que Mathieu, dans son évangile, ne mentionna ni le nom, ni le nombre de mages, de plus nous sommes ici bien loin du contexte religieux du nouveau testament, d’où ma prise de liberté).
Je m’éloigne du sujet et je crains que mon emportement teinté de mysticisme déplaise à certains, recentrons donc le débat.

L’éditorial nous annonce la couleur de l’écho, et offre au passage un petit cours de communication selon B.Ritouret…
La piscine, l’école, le cadre de vie, la gestion municipale (avec de beaux camemberts), l’économie, la cuisine centrale, la nouvelle charte graphique (dont l’inspiration historique me plaît bien), un portrait, la Boire, le jumelage, les publicités, la fin de l’Artésium, la révision de Beauregard (non pas Jacques), etc. la rétrospective, tout y est ! Excepté … le THEATRE.
Cette volonté de rompre avec l’ancienne municipalité (qui était visiblement leur promesse) semble toujours prégnante. La non mention du Théâtre rentre probablement dans ce cadre…
S’il est vrai que l’édition 2008 du festival Théâtre en Val de Luynes n’a pas vu de représentations sur le sol luynois, et pour cause, je trouve quelque peu dommageable son exclusion de l’écho. N’oublions pas son nom, l’implication de nombreux bénévoles luynois, et le travail de l’Office de Tourisme…
Et puis ce festival n’est-il pas le plus à même, je cite, « de promouvoir (notre ville) au-delà des limites du territoire » puisque c’est bien connu « il ne suffit pas de faire (poussons la maxime à son paroxysme en ne faisant pas) mais de faire savoir ».
Mais mon petit doigt me dit que le futur sera différent… du flair ? Non quelques informations récoltées deci delà au grès de mes voyages entre Luynes et Paris.
Je ne sais ce qu’il adviendra du festival, mes inquiétudes se portent sur sa substance, noble à ses origines, avec cette association magique patrimoine et théâtre, le désir d’une soirée tremplin, bref, faire du théâtre un lieu de rencontre entre acteurs et population, entre culture et société.
Je redoute parfois une évolution négative, où il ne s’agirait plus que d’un « dispatchage » de troupes dans des lieux, un rendez-vous sans grande considération, si ce n’est sur le profit qu’il pourrait engranger.
Si un certain pessimisme transpire de mon propos, c’est qu’il est omniprésent, ce festival est pour moi un moment de vie fantastique, de cohésion, riche et porteur. Une foule de perspectives peuvent être envisagées et notamment autour des représentations. Ne pourrait-on pas imaginer les communes battre au rythme de ce festival, proposant ateliers et autres manifestations le temps d’une semaine intense et merveilleuse ?
La passion se doit d’être au cœur de son organisation…
Je m’emporte dès qu’il est question du théâtre, que voulez-vous, je crois que j’en suis amoureuse, et pourtant je n’ai moi-même jamais réussi à franchir le cap de ma timidité pour tenter l’aventure de la scène.

J’arrive enfin à un dernier point concernant l’écho : les mots de l’opposition.
Que dire ? Deux discours sensiblement identiques (est-ce fortuit ?), deux thèmes communs : l’affaire des vieilles factures, et l’acquisition des locaux des Établissements Dreux non dépollués.
Je regrette le manque de formules, notamment pour introduire leurs propos, ils s’adressent tout de même pour une partie à leur électorat et à l’ensemble des citoyens luynois, cela n’apparaît pas. Constat ? Dénonciation ? Aspiration à convaincre ?
Je leur accorde que l’écho n’est pas le lieu le plus propice, c’est pourquoi je rêve d’un vrai dialogue avec la population. Je sais aussi que les prochaines élections n’auront lieu que dans cinq ans, mais les convictions, l’engagement ne doivent-ils pas se manifester sur le long terme pour plus de cohérence et de pertinence ? Il faut communiquer comme dirait notre maire, « faire savoir », même s'il ne s'agit que de simples restructurations. Les luynois veulent et ont besoin de savoir…
Si la voie (ou voix) des Blogs semble compromise, je suis certaines qu’il existe d’autres moyens (je suis très inspirée par les Etats Généraux de la culture de Blois…).
J’ai aussi conscience de la faible marge de manœuvre des oppositions à l’échelle des municipalités, mais ne la réduisons pas plus, agissons !

Bien à vous,

Alexandra

PS : Maintenant que la nouvelle charte graphique est établie, que nous sommes détenteurs d’un beau tambour et d’un bel écho… J’attends avec impatience la refonte du site internet, car je pense que c’est ici que le plus gros travail reste à faire. Ne le trouvez-vous pas pauvre et inesthétique ?

mercredi 28 janvier 2009

"En politique, une absurdité n'est pas un obstacle." Napoléon Bonaparte

... la preuve avec Christine Boutin.


Mes réveils parisiens ont quelque chose d’assez saugrenu, ne pouvant capter la radio, c’est au rythme de Télé matin que je me prépare à mes rudes journées à l’Iscom. Le choix n’a pas été simple, j’ai longuement hésité avec Bob l’éponge et Dora l’exploratrice, dont les péripéties et le sens du suspense ont le don de vous tenir en haleine, surtout devant votre bol de café. Mais ce sont finalement les boutades tordantes de W. Leymergie et de sa fine équipe qui ont retenu mon attention.
C’est aussi l’occasion pour moi de regarder les 4 vérités. Ce matin, l’invitée était Madame la ministre du logement : Christine Boutin.

Que dire ? Conservatrice de renom, opposée au PACS, à l’avortement et à l’euthanasie… elle s’illustre fréquemment par ses réflexions controversées. Ce matin, elle n’a pas dérogé à la règle!
C’est fidèle à elle-même qu’elle explique avec beaucoup de convictions que le « vent c’est très très angoissant », et qu’il peut-être à l’origine de « traumatismes psychismes… heu psychiques ». Elle se montre néanmoins réconfortante, elle est sûre que « le monsieur assurance, ou la dame assurance qui sera désigné apportera une bonne réponse ».
Après la tempête (dont les conséquences ne doivent pas être négligées) est abordé le plan de relance, la construction de logements (sociaux et accès à la propriété) et l’habitat indigne. La transition n’est pas sans rappeler le conte enfantin des trois petits cochons, espérons cependant que le plan soit plus solide que la maison de paille !
Mais ce n’est pas fini, l’apothéose sarcastique eut lieu lorsqu’elle proclama: « J’ai un tropisme fort du côté social, la fragilité a toujours été le moteur de mon engagement politique ».
Rendez-vous compte, éberluée par l’annonce j’ai failli m’étouffer avec ma cracotte…
Madame Boutin, Sainte patronne des personnes fragiles !

Pardonnez-moi, mais je ne pouvais rester sans réagir, les propos outrageux et scandaleux qu’elle avait tenu à l’encontre de Chantal Sébire ont resurgi instantanément dans mon esprit.
C’était le 13 mars 2008 sur RMC , au journaliste J-J Bourdin elle déclara :

« Mais pourquoi veut-elle mourir ? Parce qu'elle dit qu'elle souffre? Mais il y a les médicaments, qui peuvent empêcher cette souffrance, parce qu'elle est difforme ? Mais la dignité d'une personne va au-delà de l'esthétique de cette personne.»

A la question : Vous pensez qu'elle est instrumentalisée ?

C. Boutin répondit par l’affirmative : « Oui, je le crois. (…) vous la voyez dans le Parisien, assise, cette femme, mis à part son visage qui est bouleversant, elle semble en parfait état physique. » Comme toutes personnes en phase terminale de cancer, c’est bien connu !

C’est une évidence, elle est la personnification même de la délicatesse et de la compassion !

Je vous laisse seuls juges de la pertinence de son discours, mes citations vous ont épargnés ses nombreux balbutiements, peut-être n’est-elle pas matinale…
De bonne foi que je suis, je tiens tout de même à signaler qu’elle a admis, non sans quelques tergiversations, que la "droite française a encore des efforts à faire pour ce qui est du social."
Napoléon avait raison, les inepties ne sont apparemment pas un obstacle, combien encore avant de bouter la Boutin ? (je sais, elle était facile…)

Alexandra

vendredi 22 août 2008

Nos élus et internet…

Après une évasion poétique, je fais mon retour dans le monde terre à terre (ou virtuel ?) de la « politique »…
A vrai dire, il s’agit plutôt ici d’une réflexion…
C’est les vacances pour un grand nombre de nos élus, loin d’une quelconque université d’été, ils se reposent très certainement, et ont bien raison…
Néanmoins, j’observe et je m’interroge…
Alors que les nouvelles technologies et plus particulièrement internet (blogs, forums, etc.) envahissent la sphère politique et font partie intégrante des stratégies de communication des élus, notre président en première ligne mais aussi la plupart des personnalités politiques (cf. B.Obama), à Luynes, il souffle comme un vent de désintérêt pour ces derniers depuis les élections… (Car pendant la campagne, ça y allait fort !)
Qu’advient-il de l’information ? (j'exclus de ce constat ces deux mois estivaux bien entendu)
Bien sûr, nous avons l’organe qu’est le Tambour, récemment « revu et corrigé », mais dois-je rappeler qu’il sert principalement les associations, et n’est en aucun cas un outil de propagande ou de polémique… Quant au site de la mairie…
C’est pourquoi, en quête de renseignements sur ce que peuvent penser nos élus, mais aussi et surtout l’opposition, je vais fréquemment consulter leurs blogs…
Mais en vain… quelle tristesse de ne voir aucun nouvel article, aucune réaction, aucune critique… Un silence, inexpliqué, règne sur les blogs luynois… Essayons de comprendre…

Alors que Libération faisait sa une du 4 août sur le thème du réseau de communication intantanée ou nouveau service de microblogging Twitter, intitulé : Twitter, la nouvelle arme des politiques, Luynes semble rester hermétique à ce changement. (sic)
Ce reportage (et j’ouvre ici une grande parenthèse), extrêmement intéressant, cerne bien l’ampleur du phénomène, accès sur l’immédiateté de l’information, l’interactivité, qui pousse à son paroxysme le concept de démocratie participative si chère à Ségolène Royal et sur ses dérives.
Dominique Wolton, chercheur au CNRS, élabore une analyse objective de ce phénomène, de l’engouement qu’il suscite et de ses limites. Internet permet une libre expression, affranchie de la presse et de son institutionnalisation, et en cela constitue un contre-pouvoir, concept jusque là séduisant non ?
Mais du côté de l’homme politique, ce système à un coût, gérer le flux de l’information toujours croissant est chronophage et de plus il ne peut se substituer aux autres instruments, presse, terrains, etc. Avec, un danger supplémentaire, qui est la « saturation du message politique »… et son inintérêt. Trop d’information tue l’information en quelque sorte…
D. Wolton explique qu’un trop plein d’interactivité « risque d’accentuer l’agitation politico-médiatico-démocratique. Le public rentre dans une sorte de voyeurisme vis-à-vis des hommes politiques : il veut en savoir toujours plus sans être jamais rassuré (…). »
« Cet idéal de la vérité instantanée du direct » serait un mythe dans le sens où, « le direct ne vaut pas grand-chose sans son contexte, sans mise en perspective, sans connaissance ». Et c’est là tout le travail d’un bon journaliste, mais aussi des sociologues, historiens, etc. « La compréhension, l’action, requiert du temps. »

J’en arrive donc à la conclusion qu’à Luynes (et à son échelle), on a bien compris le péril qu’internet peut occasionner et que donc, on prend son temps… On joue la prudence…
Cependant, si on pousse un peu plus la réflexion, on constate que bien plus que de prendre son temps, on le fige, en un mot, c’est l’inertie.
Mais cette option comporte des risques, car pas d’information entraine aussi des questionnements et donc des extrapolations qui se muent parfois en rumeur pour arriver à de la désinformation…
Plus sérieusement, toute dérive est dangereuse, heureusement que nous ne sommes pas tenus en haleine par les péripéties de nos élus luynois en vacances, qu’ils se fassent dorer la pilule en bord de mer à Ibiza ou ailleurs, partent en randonnée au Népal nous est bien égal (oui je leur prête de grandes aventures, car comme ça je suis sûre de ne pas dévoiler à mon insu, par le plus grand des hasard, leur lieu de villégiature que je connais pas, afin qu’ils ne se fassent assaillir par des hordes de paparazzi…), en revanche, qu’ils réagissent face à une décision qui se veut contraire à leurs principes me paraîtrait logique… mais il faut croire que non.
Qu’il est aisé de résumer la situation. Le blog de Monsieur Ritouret et de Luynes à venir est déserté depuis leur victoire aux élections, celui de Vivre à Luynes a carrément été rayé des pages web, à l’image de Lionel Jospin au lendemain de sa défaite de 2002, il a disparu (mais ils ont tout de même publié un tract en juin), quant au blog de Luynes c’est vous, il est en deuil, le décès de J. Dumont semble avoir marqué un coup d’arrêt à sa gestion. Pourtant, c’est de ce blog que j’attendais le plus de réactivité, pourquoi Monsieur Rafin n’a-t-il pas « pris le clavier » pour s’exprimer sur le Théâtre ? Pour défendre son si beau bébé ? Tant de questions qui restent sans réponse… mais qui, je l’espère, connaîtrons quelques éclaircissements prochainement, et pourquoi pas par le biais de ce blog… puisque c’est l’une de ses vocations !

Bien à vous.

Alexandra.

lundi 10 mars 2008

Plébiscite, vote sanction, des municipales bien vite expédiées...



Dimanche 9 mars 2008, vers 19H30.

Notre modeste salle des fêtes est comble. Les habitants, dans un élan citoyen s'agglutinent sous les Halles, aaah si l'Artésium avait été construit, nos chers concitoyens ayant fait le déplacement auraient pu assister (de visu) à cet évènement.
Tous attendent les résultats des dépouillements pour découvrir les deux listes qui s'affronteront cette semaine. Soudain, un silence pesant envahit les lieux, puis des cris d'euphorie se font entendre. Le verdict vient de tomber, Bertrand Ritouret est élu au premier tour. La joie des uns côtoie alors la déception des autres.

Bertrand Ritouret: 51,01%
Françoise Roguet
: 25,65%
Olivier Rafin: 23,34%

Taux de participation :74%

Ce dénouement imprévisible laisse un certain nombre de personnes ébaudies. Les regards se croisent, les langues se délient, on entame les discussions...
Le maire sortant, Olivier Rafin, vient d'être désavoué, le peu de considération dont il a fait preuve à l'égard de certaines personnes, son manque de proximité avec les Luynois et ses carences en matière de communication (au sujet de l'Artésium entre autre) l'ont fortement desservi.
C'est la mine déconfite qu'il annonce la proportion des élus qui composeront le conseil municipal, et qu'il se retire, sans un mot de plus.
Françoise Roguet arrive en seconde position, son équipe apparaît dégrisée, je surprends même la conversation de deux colistiers dans laquelle l'un déclare qu'il ne se sent pas capable de rempiler dans 6 ans. La défaite est rude et l'absence de second tour ne fait qu'enfoncer le clou.
Bertrand Ritouret, lui, ne cache pas sa joie, tout comme ses colistiers. D'abord surpris par son plébiscite, qui l'oblige d'ailleurs à improviser, Vouvray pétillant rosé sorti de la cave à la hâte... il savoure sa victoire. Une communication quasi irréprochable, une éloquence qui faisait défaut à ses concurrents, des idées (même si je ne les partage pas forcément, cf l'Artésium) avancées très tôt, ont eu raison de ses adversaires, KO dès le 1er round!
La prochaine fois, il faudra se battre à armes égales. Ne dit-on pas que l'échec est le fondement de la réussite?
Je ne vous dissimule pas cependant mon amertume, pour ma première élection municipale, je suis privée de second tour avec tout ce que cela implique. La dernière ligne droite (ou rectiligne afin de ne pas désavantager encore plus la gauche) avec ses réunions (à défaut d'un duel télévisé) où les candidats tentent le tout pour le tout, usent d'ultimes manœuvres de ralliement...
Il y a comme un goût d'inachevé sur ces élections.
Disons qu'avec un second tour, l'élection serait apparue plus équitable.
Je félicite néanmoins chaque équipe pour leur courage et leur combat à l'origine d'un engouement formidable.
En revanche, je tenais à m'exprimer sur un point. Certains sites tels que Le Monde et LCI présente Bertrand Ritouret et sa liste comme étant "Modem" ou "Centriste", c'est selon. Imaginez mon étonnement à la vue de ses annonces! Lui qui durant toute sa campagne s'est évertué à ne revendiquer aucune étiquette politique.
Dois-je en déduire une volonté journalistique (quelque peu tirée par les cheveux et simpliste) de cataloguer les candidats? Mme Roguet déclarée à Gauche, Olivier Rafin plutôt à droite, par conséquent, Mr Ritouret serait forcément... au Centre? Histoire de reproduire les grandes tendances nationales?
Si quelqu'un à une explication, je suis preneuse!

lundi 25 février 2008

Dans l'expectative...

Je ne l'avais pas exclu dans ma présentation, et voilà que mon premier véritable article est consacré... (roulement de tambour...) à la POLITIQUE! Principalement à l'échelle locale...
(Même si au niveau national, et en particulier sur la dernière frasque verbale de notre président, j'aurai moult choses à dire...)
J'habite Luynes, en Indre-et-Loire et comme beaucoup de personnes ayant entre 18 et 23/24 ans, je m'apprête à voter pour la première fois aux élections municipales!
Enfin (soupir)! Quel sentiment fort que de pouvoir se sentir citoyenne luynoise à part entière! (Après avoir été Citoyenne tout court en 2007)
Et oui, je fais partie de cette génération frustrée de n'avoir pu s'exprimer devant les urnes en 2002 et ayant découvert avec stupeur, devant mon petit écran, à 20H00, le visage d'un Jean-Marie Le Pen... Je me remémore non sans une certaine émotion ce terrible moment, où en une fraction de seconde, après avoir repris mes esprits (bah oui, ça vous assomme ce genre de découverte, j'étais consternée, abasourdie...), une foule de questions sans réponse envahissaient mon cerveau. Comment les Français avaient-ils pu? Pourquoi? Qui? A l'incompréhension succéda la colère... Aaah si j'avais pu voter (oui dans ces moments on pense que son vote aurait pu changer la donne...), on pense quitter le pays (bon là j'exagère un peu je le reconnais...)! Cette colère je l'ai témoignée dans les manifs qui se sont multipliées les jours suivant le résultat. Je me souviens qu'elles étaient bien accueillies par la population, même si certains bien pensants nous traitaient d'anarchistes, car JMlP était passé au second tour de façon démocratique, à cela je leur répondais, ok, mais moi je n'ai pas pu m'exprimer, car je suis née un mois trop tard (enfin dans la réalité je suis arrivée un mois trop tôt)... admettez que c'est rageant! Et puis la manif était pacifiste, citoyenne! Elle avait pour but de montrer aux Français, à tous les Français et au monde que la France n'avait pas basculé dans le nationalisme, elle voulait crier halte aux racisme et à la xénophobie! Elle se voulait rassurante envers toutes les "minorités ethniques" qui font la France, et ainsi redorer notre devise nationale (LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ), elle cherchait aussi à expliquer que le vrai vote contestataire ( puisque c'est l'interprétation qui a été faite de ce vote extrême) c'est le vote blanc (même s'il n'est malheureusement pas considéré)!
Mon professeur d'histoire de 3e, le meilleur professeur d'histoire qu'on puisse rêver d'avoir, qui n'est certainement pas pour rien dans mon orientation scolaire d'ailleurs, avait expliqué que le vote blanc a pour but de manifester son désaccord avec ce qui est proposé par les différents partis, et que par le déplacement aux urnes il prouve l'investissement du citoyen contrairement à l'abstention. Je me souviens aussi qu'il était fier de la victoire de l'équipe de France de foot au mondial 98, de cette équipe "black-blanc-beur" comme il était coutume de l'appeler, et que c'était un "grand coup de pied dans le derrière de Le Pen"! Et puis je me souviens encore, lors d'un de ses passionnants cours d'éducation civique, qu'il nous avait dit que "si voter est un droit, ce devrait un être un devoir!" C'est le genre de phrases et de souvenirs qui vous reviennent violemment en pleine tête dans des moments comme ce 21 avril 2002!
Alors je peux vous dire qu'en 2007 je ne me suis pas fait prier pour aller voter! Et même si mon vote n'a pas permis de voir ma candidate (si ça c'est pas un indice sur mon bord politique...) accéder à la fonction présidentielle, malgré la déception l'engouement civique qui a eu lieu, et le score pathétique du FN m'ont malgré tout rassurée.
Bon, pour quelqu'un censé parler de politique locale, je me suis un peu emportée et éloignée du sujet...
Néanmoins, cela vous a permis de suivre le cheminement de ma pensée citoyenne (le collège, 2002, 2007) même si j'ai dû omettre certains évènements. Et là, je vois votre inquiétude poindre, rassurez vous, je ne vais revenir sur ce sujet, enfin pas tout de suite!
Ce qui m'amène désormais à vous parler de la vie politique luynoise ou plutôt du vide politique luynois... Beaucoup de vent, des mots, et enfin de compte peu de propositions concrètes. S'il fallait un hymne pour les municipales, celui de Luynes pourrait être Parole Parole de Dalida (avec quelques petits remaniements dans les paroles...)
Vous me trouvez sans doute cinglante, c'est pas faux (comme dirait Franck Dubosc...), mais je vous laisse aviser par vous même:

http://www.vivrealuynes.com/
http://lcv2008.org/
http://luynesavenir.over-blog.com/

Je vous expose mon problème...
Vous avez dû sentir mon engagement, et voir aussi que tout ceci me tient à cœur.
Et bien je suis à l'heure actuelle déconcertée...
Alors que j'attendais de vrais programmes, avec de vrais propositions, je constate que chaque équipe s'évertue à attaquer les partis adverses, ne vaut-il pas mieux défendre son bout de gras (un programme) que de cracher dans la soupe?
Les idées de la gauche, menée par Françoise Roguet me plaisent, mais le programme semble inachevé... Comment mettre en œuvre les propositions? L'attachement à l'école, l'éducation, la culture, le logement, l'accès des handicapés, le tourisme sont des thèmes qui me touchent, mais il faudrait développer un peu... On les sent pas sûrs de la faisabilité de leurs propositions, ce qui n'est pas sans me rappeler une certaine Ségolène Royal. Et puis où est passé l'Artésium dans la brochure?
Olivier Rafin le maire sortant, renouvelle un peu son équipe... (un peu), je reconnais qu'il a contribué à l'embellissement de la ville et a surtout été l'instigateur de ce fabuleux festival qu'est Théâtre en Val de Luynes. Après, certains aménagements urbains sont un peu tirés par les cheveux... (stops inutiles, chicanes à tout va...), et le bilan n'est pas si positif. La piscine par exemple, d'accord de grands travaux sont nécessaires, mais peut-être que certains aménagements auraient pu être entrepris du temps de son mandat au niveau des vestiaires (d'une vétusté incroyable) notamment et de l'accessibilité pour les personnes handicapés... Il avance un certain nombre de propositions, mais pour beaucoup je pense qu'elles auraient dû être réalisées durant son mandat.
Quand à Bertrand Ritouret, l'homme au brushing parfait, au sourire ultra-bright, l'oeil pétillant et à la verve propre à sa profession d'avocat (beaucoup de blabla), qui fait fondre les ménagères de 40 à 77 ans... Le Nicolas Sarkozy luynois, celui qui a commencé sa campagne bien avant tout le monde en inondant les boîtes au lettres de tracts illustrés pseudo humoristiques, l'homme qui va résoudre tous les problèmes. Il annonce des révisions, il veut supprimer l'Artésium en avançant des arguments sur sa rentabilité, en terrorisant la population sur l'augmentation des impôts, cet Artésium est pourtant une opportunité incroyable, un investissement sur le long terme, qui va dynamiser la commune! Et puis il invoque que la municipalité s'est mal débrouillée dans ses négociations, que la commune de La Riche, elle, a obtenu de Tours Plus le financement total de sa future piscine, arguments intéressants s'ils étaient vrais... etc.

Bref, derrière les mots je ressens du vide... Et aujourd'hui j'en suis frustrée.