mardi 12 août 2008

Festival Théâtre en Val de Luynes : suite et fin…

Chères lectrices, chers lecteurs, je vous prie de bien vouloir m’excuser, prise entre autre par le festival, je n’ai pu tenir à jour ce blog et rendre compte des représentations au jour le jour.
Je me rattrape à présent…

Mardi 5 août, le château de la Plaine à Fondettes accueillait Marivaux et son jeu de l’Amour et du hasard, pour cette seconde représentation, la météo nous fut l’honneur d’être clémente, une belle journée ensoleillée laissa place à une douce soirée d’été, toutes les conditions étaient donc réunies pour que la troupe du Théâtre des Deux Rives fasse revivre Marivaux !
Quel plaisir de voir affluer le public, la pièce, remarquablement jouée, rencontra un franc succès !
Les dialogues de Marivaux font mouche, son humour, sa poésie, le rende très accessible et par-dessus tout, et là est tout le talent de l’auteur, certaines répliques n’ont pas pris une ride !
J’aime sa vision de l’Amour, de la séduction, ses perceptions…
Lorsque le personnage de Sylvia déclare que « les hommes en société font bonne image, mais qu’à la maison, ils font la grimace », je me dis que malgré presque trois siècles qui nous séparent de la création de la pièce, et malgré les évolutions sociales, l’homme reste constant…
Et que par conséquent, femmes d’hier et d’aujourd’hui … même combat !
Heureusement, Marivaux fait toujours triompher l’Amour, et Dorante s’avère être un parfait gentleman, beau et romantique à souhait… Merci au théâtre de nous faire rêver !!!
Cette représentation ne fut pas sans surprise… En effet, la présence d’une personne, saluée par la troupe, ne resta pas inaperçue. Olivier Rafin, notre maire sortant, accompagné de son épouse et plus rebelle que jamais sur son scooter, est venu assister à la pièce et renouer ainsi avec un passé pas si lointain. Il fit ici son grand retour au sein de la communauté Luynoise et de ses alentours, amatrice du festival !

Vendredi 8 août, nous voici réunis dans ce magnifique lieu qu’est le château de Chatigny, lieu enchanteur où richesse historique et trésor architectural fusionnent parfaitement avec la culture théâtrale ! Mme Benoit du Rey et sa famille nous ont offert un accueil des plus chaleureux que jamais nous n’oublierons.
Avant que la troupe n’entame son triptyque de Tchekhov composait d’Une demande en mariage, de l’Ours et du Jubilé, elle offrit en cadeau à Mme Benoit du Rey et à la plus grande surprise de cette dernière et des spectateurs, la lecture de deux petites pièces qu’elle a elle-même écrite avec beaucoup de talent et d’humour. L’émotion était au rendez-vous !
Tchekhov a séduit le public, les prestations des comédiens et les mises en scène n’étant pas étrangères à cela tout comme la magie de l’endroit !

Samedi 9 août, le château de Chatigny ouvre à nouveau ses portes pour la dernière représentation de cette 5e édition du festival! L’Avare de Molière nous est servi en guise de clôture. Pièce réjouissante aux personnages et aux dialogues célèbres mais toujours succulents, et aux scènes cocasses indissociables du génie de Jean Baptiste Poquelin !
Encore une fois, le public ne s’est pas trompé et c’est en masse et hétérogène qu’il s’est rendu pour profiter du spectacle !
Parmi ce public, un couple de visiteurs, inattendu, s’est fait remarqué… le nouveau maire de Luynes et son épouse-adjointe… Quel bel hommage à Molière que de nous offrir en plus de l’Avare, un remake des Fourberies…

Finalement, nous retiendrons cette année que grâce à la persévérance de passionnés et la bonne volonté de la troupe du Théâtre des Deux Rives, des propriétaires des lieux, des mécènes, de l’Office de Tourisme et des bénévoles de Vivre à Luynes, de l’A.S.S.O et des volontaires indépendants, notre cher festival, malgré les attaques visant à l’ébranler et même l’anéantir, a su se redresser et prouver une fois de plus son intérêt en suscitant un engouement important auprès de la population.

Alors, merci à eux et à vous qui êtes venus si nombreux soutenir le festival !

lundi 4 août 2008

Festival Théâtre en Val de Luynes, Acte 1 : Cinna

Samedi 2 août 2008 s’ouvrait la 5e édition de Théâtre en Val de Luynes.
Malgré les désagréments, les péripéties dont son organisation a été victime depuis la décision de la nouvelle municipalité luynoise (je n’y reviens pas…), nous avons été heureux de pouvoir découvrir la tragédie Cornélienne, Cinna.
Bien qu’initialement prévue au château de Beauvois, la représentation a finalement eu lieu dans la salle polyvalente de Saint-Etienne-de-Chigny. Pour cette première, l’instabilité climatique a malheureusement eu raison de l’association théâtre-patrimoine. En effet, il a été jugé préférable de jouer la sécurité plutôt que de devoir annuler si les forces atmosphériques devaient déverser leur courroux. Et je peux vous dire, que le choix fut cornélien…
Avant que la pièce ne débute, les organisateurs (Office de Tourisme) et les bénévoles (quelques membres de l’équipe Vivre à Luynes, et des volontaires indépendants) ont été conviés à monter sur scène par la troupe qui souhaitait leur témoigner toute la gratitude liée à leur travail qui a permis de mettre sur pied (ou « remettre » vu les circonstances) cette nouvelle édition.
Mme Hanzel, la présidente de l’Office de Tourisme, a prononcé un petit discours, suivie par le maire de St-Etienne-de-Chigny, P.Chalon, dont l’intervention, sobre mais éloquente et empreinte d’humour, a été fort appréciée, voilà un maire qui sait reconnaître un évènement prestigieux lorsqu’il en rencontre un et sait l’honorer !
Malgré le changement de lieu, une personne de Beauvois est venue dire quelques mots.
Enfin, Daniel Annotiau, l’homme du festival, metteur en scène et acteur, a présenté la pièce et son auteur.
La salve de coups de "brigadier" retentit puis les trois célèbres coups. La salle plongée dans un silence propice à l’écoute, observe le personnage d’Emilie traverser la salle et monter sur scène.
C’est sous l’œil attentif de l’assemblée que la pièce s’est jouée.
J’admire les acteurs pour bien des raisons, mémoriser ce texte, entre longues tirades, discours et formules à effet, « dialogue impétueux et bondissant » comme écrivait Sainte-Beuve, et la rigueur que la tragédie oblige, j’imagine sans mal que lorsque le rideau (fictif) tombe, le repos s’impose.
Cinna, qui fut jouée pour la première fois en 1642, a connu un vif succès. Cette tragédie met en scène quatre personnages principaux, Emilie, Cinna, Maxime et l’empereur Auguste. Emilie qui souhaite venger la mort de son père, exige de son dévoué amant, Cinna, qu’il assassine Auguste, dépeint alors comme un tyran sanguinaire, de là, une conjuration est élaborée avec l’aide de Maxime, secrètement épris d’Emilie. Le complot est finalement révélé à l’empereur, qui après le désir de châtier les conspirateurs va se raviser, n’écoutant plus que la voix de la raison (dont son épouse se fait l’écho), pour accomplir un sublime geste de clémence.
C’est l’exaltation de la vertu morale qui triomphe dans cette pièce, par l’indulgence, Auguste est fidèle au principe stoïcien qui subordonne toue passion humaine au jugement de la raison.
Mais c’est aussi, à l’inverse, la faiblesse humaine devant la passion qui est mis en avant. Cinna se laisse emporter par son amour pour Emilie et semble prêt à tout pour satisfaire sa bienaimée, puisqu’il va jusqu’à étouffer en son cœur la reconnaissance qu’il doit à Auguste.
Le ressenti du spectateur évolue tout au long de la pièce, sa sympathie allant des conjurés vers l’empereur.

La soirée s’est terminée autour d’un cocktail convivial où comédiens et spectateurs se sont retrouvés pour échanger quelques paroles, félicitations, admirations et impressions… Quel soulagement de voir que tout s’est bien déroulé, que le changement de lieu n’a pas terni l’opinion du public, et que c’est ravi que chacun est rentré dans son logis, un peu comme il y a 366 ans… la magie du théâtre !

samedi 2 août 2008

Paris est pavée de bonnes intentions…

Me voilà revenue de Paris où je me suis rendue pleine d’optimisme, de volonté, sans doute un peu naïve, dans le but de dégoter un logement…
Comme quoi, les « voix » de Georges… Clémenceau (pas le Yéti) ne sont pas impénétrables…
Jeudi 31 août, la chaleur plombe la capitale, le mercure n’a de cesse de grimper pour atteindre un 34 degrés Celsius qu’il m’est assez difficile de supporter. Mais voilà, j’ai une mission que je compte bien remplir et c’est accompagnée de mon frère dévoué et solidaire que nous partîmes pour contacter agences et autres résidences étudiantes et particuliers.
J’adore Paris pour sa richesse, son patrimoine architectural, historique, culturel, sa beauté qui en découle qui ne finira jamais de m’émerveiller, mais aussi pour ses clichés comme l’accordéoniste du métro, ses touristes et puis pour ses habitants.
Ah, les Parisiens, toujours pressés, peu souriants, rarement enclins à vous renseigner et pour qui la France est divisée en deux entités bien distinctes, Paris et LA Province, que vous soyez tourangeau, basque, Ch’tit (quoique), pour eux, c’est pareil, vous êtes de toute façon, Provincial !!!
J’en rajoute un peu, mais je souhaite aussi me prémunir d’un danger qui menace chaque provincial qui monte vivre quelque temps ou plus sur Paris, une maladie terrible contre laquelle je veux me vacciner. Les premières manifestations en sont la déprime, la nostalgie du « pays », puis très vite, elle cède la place à une certaine aigreur et enfin le reniement de ses origines (passage obligé pour surmonter la douleur, se contenter de ce qu’on a en somme, soigner le mal par le mal…), pour à son tour ne jurer que par Paris, abjurant la foi de provincial, oubliant les trésors de nos régions, leurs diversités, leurs charmes… Non, non et non, je m’y refuse, je défendrai haut et fort ma belle et bien aimée région !
Bref, pardonnez mes élucubrations…
Il faut reconnaître que si ce n’était pas l’enfer, Paris sous cette chaleur caniculaire… par certains aspects, lui ressemblait.
Les agences immobilières ont envahi Paris (David Vincent les a vues…). Probablement la conséquence d’un marché porteur, il n’en reste pas moins que question propositions c’est la misère. Un logement par agence et quel logement… de plus, en disponibilité immédiate, ce qui pour une rentrée en octobre et aux prix des loyers est un peu gênant. Sans oublier les arnaques, les agences peu scrupuleuses (se présentant comme les numéros 1 du logement étudiant) qui vous proposent de payer pour obtenir une liste de chambres et studios et les visiter, sans la certitude d’opter pour l’un de ceux proposés !
Après cette après-midi harassante, seule Montmartre et son quartier était en mesure de nous procurer un peu de réconfort, et c’est ainsi que nous avons flâné dans ses rues avant de nous poser place du Tertre, siroter un petit thé glacé, fort désaltérant.
De ce séjour, c’est « bredouille » que je suis rentrée en Touraine, mais je garde espoir et m’apprête à réitérer l’expérience… fin août, un peu plus armée et plus déterminée que jamais !

Alexandra.

mercredi 30 juillet 2008

Petit break en Vendée : sea, sun and… sun

Aaaah, la Vendée ! Ses champs à perte de vue, ses vaches, ses marais, ses routes sinueuses, ses campings, son Puy du Fou, sa brioche, son jambon et son littoral …
Sa côte, si sauvage, faite d’interminables dunes en lisière de ses forêts domaniales, véritables pinèdes qui accueillent en leur sein, généreusement quelques acacias et chênes verts… ses plages de sable fin, ses galets, ses falaises et puis soudain émerge un petit bout d’urbain, un clocher, souvent roman, une place, quelques bourgades qui prennent vie à l’arrivée des beaux jours et des touristes qui les accompagnent, et redeviennent silencieuses et paisibles quand vient l’automne…
Je suis rentrée avant-hier soir d’un court séjour en Vendée, j’y ai rejoint mes grands-parents, dans leur maison, et l’espace de ces quelques jours, loin de tous les tracas du quotidien (ou presque, certaines pensées ne vous quittent pas) j’ai laissé mes souvenirs de petites filles s’emparer à nouveau de ma personne et mon esprit vagabonder…
Je connais la terre vendéenne depuis ma plus tendre enfance, lieu de villégiature par excellence depuis la construction de mes grands-parents, j’ai passé des étés entiers en ce lieu qu’est Saint-Vincent-sur-Jard.
Cela ne vous dit peut-être rien, pourtant ce village héberge la demeure d’un homme illustre : Georges Clémenceau.
Je me plais souvent à imaginer qu’il a foulé de ses pas certains des chemins qu’il m’arrive d’emprunter, qu’il a contemplé cette nature forestière et maritime, scruté l’horizon, et que peut-être ce fut, pour lui, source de belles inspirations, à l’instar de ces brillants discours comme son harangue anticolonialiste lors de la démission du gouvernement Ferry, témoignage d’un homme en avance sur son temps, visionnaire, et avec qui les valeurs de la République, résumées dans notre devise prenaient tout leur sens.
Puis j’essaye de m’imprégner de cet air, doucement iodé et frais, à qui il attribue sa force de caractère, sa combativité, son courage, qui sont autant de qualités lorsqu’il alla rendre visite aux poilus dans les tranchées, pour remotiver les troupes !
Je me suis dit un instant que c’est avec cette force que je veux affronter Paris les prochains jours puis les prochains mois.
En attendant la frénésie parisienne, c’est à la plage que je vaquais à quelques occupations, farniente et lectures savoureuses…
Je ne résiste jamais à l’envie de caresser le sable chaud, de le prendre à pleine main avant de le laisser s’échapper entre mes doigts, comme on laisserait filer ses soucis, ce geste apaisant, je l’accomplissais petite et le reproduit aujourd’hui avec un ravissement intact.
Installée sur ma serviette, j’observe la population avec gourmandise, les familles et leurs petits bouts qui bâtissent leur premier château de sable ou effectue leur premier bain de mer devant l’œil admiratif des parents, les jeunes adolescents affranchis de l’autorité parentale le temps d’une après-midi et qui exultent, les solitaires à la recherche du coin tranquille le plus reculé qui soit, les « chasseurs » de coquillages, les regards échangés, les rencontres estivales, etc. Ce microcosme vacancier, décomplexé mérite généralement qu’on s’y attarde.
Mais, la plage, ma belle plage, c’est le soir, déserte que je l’aime le plus.
A la tombée de la nuit, lorsque le sable est devenu froid, que le bruit du doux ressac se fait majestueux à mes oreilles, que je ferme les yeux pour mieux en mesurer les vertus, sentir le vent léger et salé sur mon visage et les embruns, et que mon odorat se régale du parfum iodées de la grande bleue… cette quiétude qui m’envahit à ce moment là a peu d’égal, bien qu’elle prenne une dimension supérieure lorsqu’elle est partagée, alors, rien ne semble pouvoir venir la troubler si ce n’est le cris de quelques mouettes non effarouchées…
La plage, calme, paraît plongée dans un sommeil douillet, repos bien mérité après les tumultes de la journée passée et face à ceux qui l’attendent demain.
J’aime aussi me balader dans la forêt, sur les falaises de la pointe du Payré et aux Sables d’Olonne.
Cité enchanteresse où j’apprécie tant flâner et m’installer sur le muret qui borde la promenade, face à la mer, non loin de l’horloge, déguster l’une de ces gaufres à la chantilly, à laquelle la magie du lieu et de l’instant offre toujours un goût exceptionnel, quelque soit la saison d’ailleurs. J’y contemple souvent les maisons, prestigieux vestige de la grande épopée des loisirs balnéaires qui marquèrent les années 20-30, où les femmes découvraient les joies de la baignade affublée des premiers maillots de bain, sous l’œil charmé ou décontenancé de ces messieurs. Ces images célèbres, inspirées par les affiches de l’époque ventant les bienfaits d’un séjour à la mer, prennent vie parfois dans ma tête où j’imagine les fantômes de ces personnages, haut en couleur, animer à nouveau la ville, la plage et ces célèbres cabines.
Puis, j’arpente les ruelles, pour y découvrir de petits ateliers où des artistes exposent leurs œuvres, je longe le port et regarde s’éloigner ou rentrer les voiliers et petits chalutiers, suivis par des hordes de mouettes affamées et opportunistes. Et les soirs d’été, la ville prend des allures de festival, avec des groupes de musiques qui attirent et font danser les foules. Après m’être repue d’une délectable assiette de langoustines tout juste accompagnées d’une onctueuse mayonnaise, prise au Bistrot du Port… je prends plaisir à me mêler à cette foule, me laisser emporter par elle, « qui s’élance, et qui danse une folle farandole (…) » comme aurait dit Édith Piaf…moi c’est simplement pour en capter les énergies positives et l’allégresse, je ne danse pas… enfin rarement…
Ce séjour a été court mais au demeurant plaisant et reposant.
Je ponctue ce billet alors que je suis dans le train en partance pour Paris Austerlitz, la dure tâche de dénicher un logement, décent, m’incombe à présent…

Bien à vous tous, et bonnes vacances à ceux qui le sont.

Alexandra.

lundi 21 juillet 2008

Insolite à Luynes...

Alors que le tour de France bat son plein, Luynes, bien qu’aux antipodes de l’Alpe d’Huez question relief, semble vouloir vibrer à son rythme…
Un aménagement de rond-point a donc été spécialement réalisé pour l’occasion !
Admirez le chef d’œuvre !





Malheureusement (ou heureusement d’ailleurs), il n’est plus visible aujourd’hui…
Ce magnifique vélo d’appartement (dernière génération) symbolisait probablement l’entrainement acharné accompli par les athlètes du « deux roues » avant le début de la compétition. Entrainement que tout le monde reconnaît, sans aucun scepticisme, comme étant la seule explication aux performances effectuées par les coureurs ! Quelle allégorie de la beauté du sport et du mérite !

Bien à vous,

Alexandra

jeudi 17 juillet 2008

Un ravissant 13 juillet…

Je pressens que ce petit billet ne sera pas pour déplaire à la nouvelle équipe municipale…
A tous ceux qui pensent que j’ai la critique facile, « la dent dure », que mon objectivité se trouve souvent entachée par ma « jeunesse », mon « manque d’expériences » et ma « naïveté » et que sur mon impartialité plane l’ombre de mes convictions politiques… Je leur dis : « lisez la suite, cet article est bien la preuve du contraire ! »
Ne faites pas les étonnés… Je l’avais déjà annoncé, toute bonne initiative (« bonne » étant pour le coup subjectif, puisque chacun apprécie à sa façon), donc bonne à mes yeux (mais je sais que je ne suis pas la seule à le penser), se verra recevoir quelques compliments sur ce blog !
C’est aujourd’hui le cas !
Et puis sachez que derrière la fille caustique se cache en vérité une âme douce et rêveuse (comment ? Je me lance des fleurs ? Oui… tout à fait… une fois de temps en temps ça ne fait pas de mal, vous devriez essayer !!!)
Si je n’ai pu assister au feu de la Saint-Jean pour cause de fête de la musique, je ne voulais pas louper le feu d’artifice du 13 juillet à Luynes… en revanche, je n’ai pas suivi la retraite aux flambeaux, je m’en excuse…
En marchant le long de la promenade des Varennes, titillée par quelques moustiques affamés, mais bercée par le coassement des grenouilles et songeuse devant ce ciel étoilé, je me remémorais que toute petite j’empruntais déjà ce chemin, accompagnée de mes parents et de mon frère, avec l’âge la peur laissa place à l’excitation…qui s’emparait de moi à l’approche du « champ de tir »…
Le feu d’artifice devînt alors un moment fabuleux, d’émerveillement, et si aujourd’hui le ressenti est un peu différent, je ne m’en régale pas moins et aime observer cette même magie dans le regard des enfants.
Il faut dire que notre feu d’artifice était particulièrement réussi. Je salue ici le travail d’A-C Garcia et de la société Pyro-concept qui ont organisé avec brio l’évènement.
Car loin d’être un « petit feu d’artifice de campagne », « sans grand intérêt », comme certains se plaisent à penser, ceux-là même qui ne sont jamais venus le regarder et dont les railleries, injustifiées, mais devant lesquelles je ne m’offusque plus et qui même, me font sourire, viennent encore parfois raisonner à mes oreilles… Non, je le dis, ce feu d’artifice était beau, surtout à l’échelle d’une commune comme Luynes.
Il était composé de fusées variées dans leurs formes comme dans leurs couleurs, allant crescendo au son harmonieux de musiques classiques de films, à mon grand bonheur, puisque c’est un genre musical que j’affectionne tout particulièrement.
Cela ne donnait que plus d’intensité…
Nous avons bien sûr eu l’éternelle association patriotique, bleu, blanc, rouge, que je vous laisse admirer !





Je me suis prise à imaginer un instant, et avec un certain amusement, voir une succession de lettres former le nom de notre maire, l’histoire de fêter une fois de plus la victoire électorale…
Notre maire ne fit qu’un bref discours pour annoncer le lancement du feu, et lorsque celui-ci fût terminé il invita la population à se retrouver sous les Halles pour le bal !
Le cortège suivit la fanfare qui comptait à nouveau un membre de plus. Bertrand Ritouret reprit pour l’occasion du service, en tant que trompettiste… cela devait démanger notre « Chet Baker » local (oui voyez, il m’arrive d’être généreuse en compliments parfois…) !



En arrivant sur place, une jolie surprise nous attendait… une décoration sobre et originale avait été installée, faite d’un drapé rouge, remonté de cocardes tricolores, et assorties aux compositions florales, ce qui, il faut bien l’admettre, offrait un certain cachet à nos Halles et à l’évènement.



L’animateur lança la musique et la fête battît son plein jusque tôt le lendemain matin…

Je ponctue ce billet, alors que je rentre du feu d’artifice de Tours et j’en profite pour féliciter la municipalité de Tours, Jean Germain et son équipe, qui une fois de plus ont su égayer comme il se doit le 14 juillet, ce fût magnifique, grandiose, éblouissant !

Merci,

Alexandra

(À suivre, bientôt, la cérémonie du 14 juillet à Luynes)

jeudi 10 juillet 2008

Compte-rendu is back!

Chers lectrices et lecteurs, Luynois ou d’ailleurs, venus d’autres contrées lointaines ou proches, je fais aujourd’hui mon retour dans l’univers périlleux du compte-rendu de Conseil municipal.
Oui, vous l’aurez tous remarqué, mes derniers messages n’avaient aucun trait à la politique locale et relevaient plus de mes états d’âme qu’autre chose…
Que voulez-vous, ma vie ne s’arrête pas à la fréquentation assidue des conseils municipaux… A ce propos, je tiens à vous informer qu’il me sera difficile de jouer mon rôle "d’envoyée spéciale" à partir de la rentrée prochaine… Je dois, pour une durée encore indéterminée, quitter ma belle province tourangelle pour la capitale, mon master1 en poche, je pars recevoir un « enseignement de communicante » dans une école parisienne…
Je sais que cette nouvelle va en réjouir un certain nombre, qui peut-être à la lecture de ces quelques lignes sont déjà partis à la cave et font sauter le bouchon de leur meilleur pétillant (Vouvray ou Montlouis, par pur chauvinisme…). J’entends déjà raisonner les « chic chic, elle va nous fiche la paix », mais ne vous y trompez pas, malgré mon absence physique, je resterai au fait de l’actualité de ma chère commune, et garderai un œil sur les évènements qui s’y dérouleront... en tachant bien sûr de revenir le plus possible… Tout cela va me manquer…
Rangeons les mouchoirs et rentrons à présent dans le vif du sujet !
Le 23 juin dernier avait lieu le sixième conseil municipal de la nouvelle municipalité…
17 points étaient à l’ordre du jour pour ce nouveau rendez-vous citoyen, les regards se croisaient et une certaine inquiétude se lisait en eux… 17 points ? Fichtre ! A quelle heure ça va se finir ? Telle était la question… Et ce début de conseil nous confortait dans cette interrogation.
Alors qu’étaient abordés les règlements intérieurs, l’assemblée d’observateurs ressentit comme un goût de travail bâclé… Etions-nous en commission ou en conseil municipal ?
Un long débat porta entre autre sur l’administration de médicaments à un enfant malade au sein de la halte garderie. On était dans le flou… et finalement, après de nombreuses et interminables minutes de discussion, plus ou moins stérile, il fut tout bonnement décidé de supprimer le paragraphe s’y référant et d’y revenir lors d’un prochain conseil…
A autre règlement intérieur, autre débat, il s’agit cette fois du conseil municipal. L’opposition pose ses questions, et non sans amusement, nous observons dans le clan majoritaire, chaque élu, dans un mouvement simultané (quasi chorégraphié), plonger dans leurs papiers, tête baissée, tel des élèves un peu décontenancés devant une colle de professeur, y farfouiller pour trouver la page correspondante et (re)lire l’article ou le paragraphe se rapportant à la question.
Soufflerait-il comme un vent de mauvaise préparation ?
C’est au tour du nouveau Tambour de Luynes de monopoliser le débat. Vincent Perrin (Luynes c’est vous) prend la parole pour faire une remarque somme toute pertinente à propos de l’éditorial. Il soulève un problème : La vocation première du tambour est rappelons-le, d’informer, de renseigner la population sur les activités se déroulant au sein de la commune, et sur les activités proposées par notre réseau associatif. Or, dans le dernier tambour, on nous mentionne la hausse de 8% accordée par la municipalité aux associations. Force est de constater que non seulement cette annonce n’a rien d’évènementiel… mais plus encore, elle prend des allures de « coup de pub » pour l’action de la nouvelle équipe…
Si cette augmentation est une bonne chose, je pense que le tambour n’est sans doute pas le vecteur le plus approprié pour ce type d’information… non ?
Je n’ai rien écrit sur le tambour… cela vous surprend ? N’allez pas croire que ce silence signifie que je n’ai rien à dire…
Si le format, l’éditorial et la qualité du papier ne sont pas forcément à mon goût (ce n’est qu'une appréciation personnelle), je lui reconnais quelques qualités : tout d’abord il rajeunit l’information, ensuite, les couleurs sont agréables et attractives, et enfin, le logo est élégant (et mon « moi » historien ne peut qu’estimer son histoire, sa symbolique… dont le « secret » m’a été révélé, que je tairais néanmoins pour laisser la nouvelle municipalité s’exprimer sur ces choix…).
J’ai reçu quelques confidences… notamment concernant le coût d’impression, qui serait selon les dires de B. Ritouret et de son équipe, moins élevé que ceux de l’ancienne formule… Admettons… mais je veux bien des chiffres pour venir corroborer ce scoop !
Pour en revenir rapidement à la qualité du papier, disons que l’utilisation d’un papier recyclé, dans un souci écologique, si cher à notre maire « trotinettophile », serait peut-être plus judicieux… mais il est vrai que cela lui retirerait un peu de son cachet… question de priorité…
Je ferme la parenthèse « tambour », et reprend mon récit du conseil… Le conseil s’attaque à présent aux tarifs de la cantine scolaire, et annonce une hausse générale. La cuisine centrale suscite de nombreux questionnements… son déficit n’aurait de cesse de s’accroître, son entretien coûte cher, ses prix semblent déranger certains clients qui envisageraient de solliciter les services d’une autre entreprise…
Je me permets d’omettre quelques points, un compte-rendu détaillé étant disponible sur le site de la mairie, car à évoquer les 17 points, je crains quelques endormissements devant les écrans…
Je vous amène ainsi directement au point relatif aux indemnités des élus. Vous allez me dire que cela avait déjà été traité lors du conseil du 26 mars, date à laquelle l’augmentation de ces dernières avait été votée… et je vous répondrais que vous êtes des citoyens zélés, car c’est exact ! Seulement voilà, l’augmentation n’a été attribuée qu’à compter du 26, ce qui signifie que les quelques 10 jours allant de leur investiture à cette date ont été « payés » sur la base de l’ancien montant, d’où une demande de compensation…
Que dire ? Bien que cela ne représente pas une somme astronomique, n’est ce pas un tantinet déplacé ? A l’heure où l’on crie haut et fort qu’il n’y a pas d’argent, que le théâtre coûte cher… Et puis je pense plus particulièrement ici aux saisonniers des vestiaires de la piscine (dont la « rénovation » a émerveillé la DDASS), payés sur la base du smic horaire, sans minimum garanti en cas de fermeture prolongée de la piscine, lors d’aléas divers…
J’espère que pour certains l’investissement politique n’est pas seulement affaire d’argent…
Je vous laisse seuls juges…
Après plus de deux heures le conseil touche à sa fin… Le maire déclara : « l’ordre du jour est épuisé » et un « et nous aussi » sortit de l’assistance… cette petite réflexion m’amuse encore, c’est pourquoi je vous la fais partager !
Quelques renseignements nous sont communiqués, concernant l’abandon, effectif, de l’artésium, le repas des anciens, décalé aux vacances de la Toussaint et enfin, le festival de Théâtre.
L’Office de Tourisme en a repris le flambeau et je me réjouis malgré tout de le voir vivre !
J’entends beaucoup de choses se dire à son sujet, laissez moi le temps de vérifier la véracité des informations pour vous les restituer…
Néanmoins, je peux vous dire qu’il aura lieu du 2 au 9 août, comportera 4 représentations, dans trois lieux : le domaine de Beauvois, le château de la Plaine à Fondettes et le château de Chatigny.

Retrouvez toutes les informations ici : Site de l'Office de Tourisme

Nombreuses sont les questions qui me taraudent quant à ce que sont devenus le Prieuré St-Venant et la place de l’Alma par exemple… Pourquoi Luynes n’a plus de site d’accueil ? Espérons que l’année à venir sera de meilleur augure pour ce festival tant apprécié !
Le conseil pris fin avec en guise de clôture un pot de l’amitié (oui on aime ça à Luynes) en l’honneur de Monsieur Maillet dont ce conseil fut le dernier en tant que Directeur Général des Services.

La soirée se poursuivît pour certains à la boule de fort où je fus gentiment conviée… Merci pour le verre et pour la conversation !

Bien à vous !