Voilà quelques temps déjà que je souhaitais aborder ici le thème de l’éducation et plus spécialement celui de l’orientation. L’occasion pour moi de restituer quelque substance à ce blog, m’a été donnée grâce à un billet du président de la Région Centre : François Bonneau.
Nous sommes en janvier, et pour nombre de lycéens c’est le temps des questionnements, le moment où on leur demande de se préoccuper « promptement » de leur avenir.
Quelle orientation choisir ? L’université, une prépa, un BTS, un IUT ? Quel diplôme pour quels débouchés ? Autant d’interrogations face auxquelles ils sont parfois démunis.
Aujourd’hui encore il est difficile de trouver sa voie. Les raisons sont multiples, certains se sentent peu concernés par leur avenir professionnel, qui paraît d’ailleurs obscurci par une conjoncture inopportune, d’autres se retrouvent piégés par leurs intérêts divers, etc.
Bref, l’orientation nécessite un accompagnement des plus assidu et personnalisé, or à l’heure actuelle, on ne peut prétendre que ce soit le cas.
Les salons, les forums se développent et s’enrichissent, c’est une bonne chose, mais encore faut-il qu’ils soient fréquentés, il y va ici de la responsabilité des établissements (collèges, lycées). On observe également de judicieuses initiatives telles que le tutorat. Il permet de sensibiliser les jeunes sur les filières qui s’offrent à eux, avec pour ambition première de vaincre tout fatalisme et préjugés d’ordre social! Malheureusement, cette formule est assez peu répandue.
Enfin internet demeure un outil formidable d’information.
Malgré ces aides, l’orientation pose toujours problème, elle est facteur d’échec scolaire, et contribue de fait au malaise qui règne au sein de notre système éducatif.
Il est grand temps de réformer ce dispositif interne. Les conseillers d’orientation dit psychologues ont beau avoir la meilleure volonté du monde, ils ne sont pas toujours en mesure d’apporter les réponses tant attendues. Lacunes concernant les filières existantes, a priori et dénigrement de certaines au profit de l’université et des « filières générales », on en arrive à oublier le foisonnement d’options que l’enseignement supérieur français propose. Et je ne parle pas de leurs interventions de dernière heure. Dans le secondaire, c’est un suivi de trois à quatre ans qui est nécessaire, à compter de la troisième, un suivi qui doit évidement évoluer et perdurer dans le supérieur.
On dit souvent que poser un problème c’est le résoudre en partie, force est de constater que l’institution scolaire peine à trouver LA solution et au vu de la nouvelle réforme le dénouement semble encore lointain…
Bien à vous,
Alexandra

