« (…) c’est pas l’enfer, c’est pas le paradis ! » chantait Salvatore Adamo. Et bien figurez-vous que j’ai cette chanson depuis quelques heures dans la « caboche » (quand je vous disais que j’avais un côté désuet, j’étais sérieuse…).
Dans moins d’un mois je vais avoir 25 ans… Non pas que cela me dérange ou que ce cap me semble insurmontable mais ces derniers temps, j’ai eu le loisir de cogiter sur ma vie, si courte soit-elle.
J’ai l’impression que la 25e année est une étape importante dans l’inconscient collectif. Les allusions concernant l’entrée dans la vie active, vos ambitions, se font plus fréquentes, plus explicites. Que dire des réflexions de votre entourage sur votre vie sentimentale, et de cette étrange tradition appelée « Catherinette » qui vous stigmatise (certes joyeusement) si vous n’êtes pas mariés. Pourquoi la perpétuer aujourd’hui alors que la « norme sociétale » a bien changé et que rares sont les époux de cet âge ?
Je constatais alors que ces dernières années et plus spécifiquement 2008 ont été pour moi riches en évènements, changements et rebondissements.
Sans doute me trouverez-vous téméraire si je déclare avoir appris plus sur l’existence en une année que toute ma vie durant.
J’ai appris l’importance que suivre et défendre ses convictions avaient dans la construction de soi, et dans sa reconnaissance personnelle.
J’ai appris que si l’évidence s’impose à vous, sa mise en œuvre est parfois difficile voire douloureuse.
J’ai appris que les sentiments peuvent vous conduire loin, qu’ils savent mener une lutte acharnée avec la raison jusqu’à la faire défaillir pour un temps, sublime…
Seulement, la raison ne saurait s’effacer ad vitam æternam, elle guette et resurgit lorsqu’une faiblesse, un doute se fait sentir.
J’ai appris les déchirements de l’esprit et du cœur, la souffrance de la passion, le détachement impossible, et l’oubli improbable?
Je me suis trouvée tour à tour pathétique telle l’héroïne de Guy de Maupassant dans Une vie, amère, et finalement pleine d’espoir.
J’ai également appris que des relations amicales fondées sur des liens solides peuvent naître et se nouer dans un laps de temps réduit.
J’ai appris que parler peut effectivement soulager (oui, je sais ça faisait longtemps que certains me le disaient).
J’ai découvert la sensation du manque, rassurez-vous, je ne parle en rien d’une quelconque substance illicite.
J’ai réalisé et je réalise encore que le malaise et l’embarras peuvent inhiber tout un être. Que les regrets s’accumulent parfois.
J’ai appris que les déceptions jonchent notre chemin, qu’elles sont autant d’obstacles à surmonter pour continuer d’avancer.
J’ai appris, j’apprends et je n’aurai de cesse d’apprendre. Comme disait Joe Dassin : « il est long, il est loin le chemin » et parfois il est bon de « s’arrêter dans un coin » et de profiter des instants présents sans trop penser. Car oui, j’ose le dire si je tiens fort à l’expression cogito ergo sum, ne plus penser peut-être un bienfait formidable.
Vous pouvez ranger les violons, j’arrête ici de vous dévoiler mon introspection.
Ah et j’allais oublier : connaissez-vous la métaphore freudienne de l’iceberg ? Selon lui, un individu ne dévoile que 10% de ce qu’il est vraiment…
Bien à vous,
Alexandra


