La concurrence fait rage sur la blogosphere. Je quitte le navire un mois et voilà que je découvre que Bertrand Ritouret, notre maire de Luynes est cité dans un autre blog.
Mon sujet de prédilection, mon favori… hop, accaparé le temps d’un billet par un bloggeur trublion local, nommé « Furet de Tours ».
La petit mammifère qui habituellement n’a de doux que le poil, parle en ces termes de notre maire : « le maire de la Membrolle-sur-Choisille, Jacques Merel, cache à peine ses ambitions cantonales et sénatoriales, même si le député-maire de Saint-Cyr-sur-Loire, Philippe Briand, « patron » incontesté de la 5e circonscription, semble lui préférer le maire de Luynes, l’avocat Bertrand Ritouret ».
Force est de constater qu’il utilise ses dents aiguisées pour quelques autres personnalités politiques locales.
Vous noterez ici que notre maire semble, selon ses dires, convoiter le « job » de conseiller général… et qu’il bénéficierait d’un soutien, de taille!
Une prochaine campagne se préparerait donc au QG Ritouret…
Il est temps pour moi de réouvrir ce blog. Plus d'un mois a passé, le manque s'est fait sentir rapidement, écrire, lire vos commentaires, bref, je crois que ce blog est malgré tout une partie de moi que je ne peux renier longtemps... D'ailleurs, je ne l'ai jamais renié... Il me fallait cet intermède silencieux pour mieux revenir. Vous pouvez désormais parcourir mes "vieux" billets et bientôt, de nouveaux viendront étayer le contenu de ce lieu. Laissez-moi néanmoins quelques semaines, le temps de boucler mémoire et rapport de stage! Au plaisir de vous lire.
Voilà quelques temps que l’idée est prégnante. J’ai repoussé cette date, mais je sais aujourd’hui qu’il est temps de prendre la décision qui s’impose. Je vais donc prendre congés de ce blog. Je ne peux prétendre avoir perdu l’envie d’écrire, mais dans l’instant présent, elle ne m’habite plus autant qu’avant. J’aurais pourtant voulu relater la réunion publique du 23 juin, ayant peu rassemblée la population et ayant été plutôt animée, il y avait en effet matière à alimenter un long billet, piquant à souhait comme il y a longtemps que je n’en ai pas rédigé … Mais cette hargne là m’a abandonnée. Si mes convictions sont intactes, mes révoltes et mes principes également, je crois aujourd’hui que je préfère les défendre autour d’une table, d’un verre entre personnes réelles et non virtuelles. Le théâtre, aaah le théâtre… Il me tarde de découvrir cette nouvelle édition, mais je ne la commenterai pas, je souhaite simplement en profiter, me laisser porter par sa magie, le jeu des acteurs et la majesté des lieux… Je ne m’étalerai pas plus, comprenez juste que j’ai besoin de changement et que le souhait de partager opinion et états d’âme sur la toile n’est pour le moment plus d’actualité en ce qui me concerne. D’ici 15 jours, je fermerai donc ce blog. Lorsque je dis « fermé » il faut entendre que je ne le supprime pas, je n’exclus pas un retour à venir, mais pour le moment c’est mieux ainsi. Je délaisse ce blog, comme je peux aujourd’hui fuir « quelque chose » qu’il m’est trop difficile de côtoyer.
Avec les copains et les copines… » « Et parce que l’on y sert de la bière à l’oeil » pourrait aujourd’hui rajouter Carlos, s’il était encore de ce monde ! Non, vous n’avez pas la berlue, il est bien question du breuvage divin chez les égyptiens antiques, servi il y a une semaine au restaurant universitaire des Tanneurs. Voilà l’encouragement aux étudiants prôné par le Crous, TER Région Centre et la SNCF qui sponsorisaient les gobelets accueillant le nectar d’une célèbre marque de bière dont le nom est l’année où Louis XIV est devenu le parrain du fils de Molière ! "Une petite mousse et au boulot !" ou "Bois et tais-toi!" Quel sera le nouveau slogan du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche? La cervoise comme alternative à la crise ? L’année prochaine, il serait intéressant de proposer en sujet de bac de philosophie : L’étudiant est-il plus enclin à accepter les réformes après une bière bien fraîche? Nietzsche, Kant, Spinoza ou Bergson auraient sans doute eu leur avis sur la question. S’agissait-il d’un « pré-test » visant à observer le microcosme estudiantin après l’absorption de la boisson ? Toujours est-il que j’ai été fort surprise d’une telle offre. Incitation à la consommation d’alcool ? Soudoiement ? Ou simple présent dépourvu de tout intérêt marketing évident ? Peu importe, retenons qu’un petit plaisir comme celui-ci ne se refuse pas !
Ce n’est pas du chef d’œuvre de Charlie Chaplin dont je souhaite vous parler, mais d’une observation que je déplore quelque peu… et face à laquelle, contrairement au film, je ne serai pas muette, mais ce n’est une surprise pour personne. Je détournerai juste les propos de Jean-Paul Sartre qui disait : « Plus claire la lumière, plus sombre l'obscurité... il est impossible d'apprécier correctement la lumière sans connaître les ténèbres », en disant qu’à Luynes (rue André Malraux) ces derniers temps on ne peut décemment apprécier la lumière qui brille avant que l’obscurité fut… Et les économies d’énergie alors ?
Alors que l’American Loire Valley festival bat son plein dans ma jolie bourgade, que les moteurs rugissent, que guitares et batteries se font entendre, que les filles se dénudent et que de peinture elles s’enduisent le corps devant un parterre d’hommes conquis, loin de ce fracas, je me laisse à nouveau envahir par l’émotion des concerts de musique classique auxquels j’ai assisté le week-end dernier.
Douce rêverie où il fait bon se réfugier, s’immerger et se laisser porter.
L’autre jour, je découvrais les propos de Haydn et je compris tout de suite pourquoi la musique me parle, une partition n’est pas juste un livret accueillant un ensemble de notes, de silences, de nuances ou de dynamiques, elle est une histoire qui prend vie au travers des instruments, de la virtuosité des musiciens et nous touche dans ses variations.
Je peux être considérée comme une néophyte en la matière. Voilà seulement quelques années que je suis venue aux œuvres des grands maestros, et indirectement, puisque c’est par le cinéma et certaines bandes originales reprenant quelques airs fameux que ma curiosité fut piquée et que naquît mon intérêt.
L’enseignement musical est un peu comme l’enseignement littéraire à mon goût, je déplore que l’on privilégie une approche cartésienne et méthodique au détriment de la notion de plaisir.
Car il s’agit bien d’hédonisme dans l’action de lire ou d’écouter un chef d’œuvre et de ressenti.
Et puis je dois vous avouer aussi que je ne sais par quel hasard de la vie, les quelques occasions qui m’ont été données de voir et de vivre des concerts classiques, sont intervenues à des périodes où je me voyais tiraillée de questionnements, de doutes.
Ces circonstances semblent favorables à toute contemplation musicale.
Le fantôme de Schuman veille, rejoint aujourd’hui par une clique de génie que sont Schubert, Chopin, Beethoven, Debussy, Saint-Saens, Franck et Brahms.
Bien sûr, la musique ne donne pas de réponse mais elle a la faculté de vous extraire de vos retranchements spirituels et de vous ouvrir l’âme à quelques sensations et sentiments qu’il devient alors difficile de contrôler. Aidée par une saison qui suscite toujours des envies d’évasion, et bien plus…
Je ne vais pas rédiger un billet vous narrant la volupté des effets de la musique sur ma personne comme ce fut le cas pour le concert de Schuman car au fond, il serait sans doute très proche bien que plus gai. Néanmoins, je peux vous assurer que l’intensité avec laquelle ces musiques m’ont touchée est profonde, La nuit transfigurée de Schoenberg et la Symphonie n°1 de Brahms par l’Orchestre Symphonique de la Région Centre en tête.
S’il est admis de tous que Guiseppe Haydn est un compositeur de génie, voilà quelques lignes écrites de sa main pour sa bien-aimée Thérèse Keller qu’il n’eût pu épouser… Preuve que bien plus qu’un virtuose, il fut un poète qui s’est révélé dans la blessure d’un Amour contrarié. Sa poésie réside et sonne autant dans ses œuvres musicales que dans cette correspondance poignante, que je souhaitais vous faire partager.
" Ma belle amie,
Je ne doute pas un instant que vous serez fort surprise lorsque le brave Liebesbrief, qui a la bonté d'aller courir par les rues de la ville simplement pour m'obliger, vous remettra tout à l'heure ces quelques mots. Il eut été imprudent que je m'en chargeasse moi-même car j'imagine sans peine de quels regards soupçonneux on m'aurait abreuvé en me voyant m'absenter pour la soirée, tout bouleversé et la mine aussi sombre que mon habit. (…) Demain... oh, quand je pense à demain, la tristesse qui m'obsède soulève ma poitrine et fait ruisseler mes larmes tandis que je maudis la cruauté du destin qui veut que nous soyons séparés ! Je voudrais m'enfuir au bout du monde, me terrer dans quelque antre inaccessible pour y finir ma misérable existence loin de tout ce qui me rappelle le bonheur qui m'est désormais interdit. (…) Aussi, bien que demain ne provoque en moi qu'une indicible horreur, je tiendrai vaille que vaille ma place dans la tribune pour diriger le concerto et le Salve que j'ai composés expressément pour la cérémonie, pour ne pas dire pour vous. Nous aurions été heureux, ma tendre Thérèse, nous aurions connu un bonheur sans nuages si vos parents ne vous avaient contrainte à prendre pour époux celui qui ne vous donnera jamais autant de tendresse que je vous en réservais. Mais l'implacable sentence est tombée et « pour le confort de leur âme », ainsi qu'ils l'ont dit, on vous a forcée à vous éloigner de moi, dont l'unique vœu était de vous chérir pour le reste des jours que nous aurions partagés. Nous avons tant pleuré, vous et moi, lorsque notre rêve s'est brisé. Peste soit des basses raisons qui empêchent deux jeunes personnes qui éprouvent l'une pour l'autre la plus sincère inclination (…) ! Que n'ai-je une situation qui offrirait plus d'aplomb à mes vingt-quatre ans, que n'ai-je les appuis qui me permettraient de vous soustraire, de gré ou de force, au sinistre sort que l'on vous prépare ! Mais, en agitant tous ces souvenirs et ces pensées, voici que sanglots et larmes me submergent de nouveau. J'ai mis dans le Salve qui sera joué demain toute la science que j'ai acquise jusqu'à maintenant auprès de ceux qui ont bien voulu m'instruire, mais j'y ai déposé bien plus que ceci, mon amie. Je l'ai voulu débordant d'autant de tendresse qu'il est loisible d'en user dans une pièce sacrée, j'ai désiré que la voix seule du premier air glisse comme une caresse lumineuse sur un fond de cordes soupirantes, j'ai souligné les mots vita et dulcedo par des modulations pour que vous entendiez que vous demeurez ma vie et ma douceur. Puis, dans le second air, j'ai brisé l'exultation de l'assemblée en faisant entrer adagio la soliste et en lui faisant descendre pas-à-pas la gamme sur les mots « gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes » afin que nul n'ignore que ceux qui, séparés, seront dorénavant solitaires, pleurent quand ceux qui les ont condamnés se réjouissent. Je ne vous dévoile pas tout ; la musique parle à ceux qui savent l'écouter, et je suis certain que vous entendrez le message que je vous délivre à travers elle. (…) Demain, lorsque les grilles du couvent se refermeront à jamais sur votre chère vie, puissent les notes que je vous adresse vous redire éternellement à quel point je vous aimais et suis à jamais, votre Joseph.
De Vienne, ce 11 mai 1756. "
Le texte intégral et quelques extraits de l'oeuvre ici
... En tout simplicité, je vais vous faire partager mes pensées, mes réflexions, mes coups de gueule comme mes coups de cœur, mes impressions sur des sujets aussi divers que variés, culture, éducation, musique, cinéma, littérature et politique... En bref, ce qui me passera par la tête! Et j'attends avec impatience vos avis afin de créer un véritable débat!