samedi 24 janvier 2009

Introspection philosophique


C’est non sans un certain plaisir que ce samedi, je me suis imprégnée de la pensée de grands philosophes sur des thèmes comme la volonté et la personnalité.

Sommes-nous maître de notre caractère ? Quel pouvoir exerce réellement la volonté dans nos choix?

Bergson dans ses Données immédiates de la conscience voit l’acte volontaire comme l’expression de « la personnalité totale ».

En cela, nos agissements dépendent de notre personnalité, de notre réflexion et de la raison, ils tiennent compte de l’avenir aussi bien que du présent, à l’inverse d’un comportement passionné qui relève de l’instinct et d’un seul instant.

Si j’admets sans mal être une personne pour qui la passion est un préalable à bon nombre d’entreprises, pour autant je suis loin de renier la raison. (L’éternel débat, qui de la passion ou de la raison triomphera ?)

L’attention que Bergson porte à la personnalité m’amène à considérer les propos d’Alain sur ce point. Il disait : «le caractère d’un homme n’est que son serment », il entendait par là que nous sommes ce que nous avons profondément décidé, ce que nous avons juré d’être.

J’en conviens, une nuance de taille doit être apportée, car il est indéniable que certaines données de notre personnalité relèvent de « l’inné », de l’héritage et de l’éducation.

En fait, c’est la convergence de la volonté et de l’inné qui est importante, l’alliance du caractère et de la valeur, à l’instar de Nietzsche qui disait : « deviens ce que tu es ! ».

René Le Senne constatait que « beaucoup d’hommes manquaient leur vie de s’être égarés dans des directions qui ne convenaient pas à leur nature propre ».

Or, l’égarement est souvent provoqué, il est la conséquence d’évènements incontrôlables et incontrôlés que la vie sème sur notre parcours. Il nous appartient alors de les surmonter.

Quand la peine devient trop grande, que l’on prend conscience du besoin impérieux de dépasser les souffrances et la sombre nostalgie qui nous habite, l’action s’impose. Elle résulte de notre désir à se retrouver. Il n’y a pas de remède miracle, juste du temps et le recul nécessaire pour enfin voir ses idées s’éclaircir et découvrir de nouvelles perspectives…

Albert Einstein disait : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. »

Ca tombe bien, j’aime les deux !


Alexandra