jeudi 25 décembre 2008

Joyeux Noël !!!

Joyeux Noël à tous!
En espérant que ce matin à votre réveil, ou hier soir, c'est selon votre tradition, vous avez découvert un foisonnement de jolis paquets sous le pied du sapin, près de vos souliers!
Que vous vous êtes senti l'âme d'un enfant, émerveillé devant tant de couleurs, surpris par tant d'attentions de la part du Père Noël qui sait, lui, que vous avez été sage (mais si, mais si), que la joie vous a envahi quand vous avez défait les nœuds, lorsque que vous avez retiré délicatement le papier ou l'avez arraché prestement, impatient que vous êtes!
Puis j'imagine vos yeux briller devant le paquet éventré, le cadeau exposé, là, devant vous, s'offrant à vous... Votre cadeau!
Enfin, je suppose votre visage radieux, les regards complices avec votre entourage, votre sourire, le bonheur d'être ainsi réunis, ensemble, bref, de partager ces instants précieux.
Que c'est beau Noël!

Voilà un petit film d'animation bien dans l'esprit d'aujourd'hui!
Bien à vous tous, et Ho ho ho JOYEUX NOEL!!!

lundi 22 décembre 2008

A quoi ça sert l'amour?



Un merci spécial à Laurent, merci de m'avoir fait découvrir cette animation sur une si belle chanson...
Vous aurez tous reconnu Édith Piaf en duo avec son cher et tendre Théo Sarapo, son dernier amour, la chanson n'en a que plus de sens...
Elle me parle beaucoup, les paroles comme l'image de fin d'ailleurs!
Bien à vous,
Alexandra

dimanche 21 décembre 2008

Le marché de Noël!

Etant en Touraine le week-end dernier, je ne pouvais décemment pas rater le marché de Noël qui avait lieu dans mon doux, mon calme et reposant fief luynois…

C’est assez tardivement que je m’y suis rendue.

A mon arrivée j’y ai croisé A-C Garcia, installée « bien confortablement » dans la calèche. Malgré les conditions atmosphériques, elle semblait ravie de sillonner le bourg ainsi, le sourire qu’elle arborait en était la preuve !

Une fois au niveau des Halles, je découvris le marché dans toute sa splendeur.

Je dois dire que la joie de vivre était au rendez-vous, l’esprit de Noël en somme, ambiance bon enfant, gaieté, rires, s’étaient emparés de la population. Qu’il était agréable de s’y promener, et les rideaux de lumières suspendus ne faisaient qu’accentuer ce plaisir.

Il s’agissait là d’un évènement Luyno-luynois, mais qu’importe ! Le comité de Jumelage était présent, l’association des parents d’élèves de l’école Sainte Geneviève également, elle s’affairait d’ailleurs, Vincent Perrin en tête, dans la fabrication de crêpes et se trouva vite à court de pâte devant les innombrables demandes des petits comme des grands gourmands !

La nourriture avait la part belle, pain d’épices, chocolats, meringues de Monsieur Morvan, etc.

Il nous était même possible de déguster, moyennant une somme modique, un chocolat chaud fort appétissant ou un vin chaud, et servis par S.Dejouhannet s’il vous plait…

Je ne vous parle pas des stands de saucissons ou de fromages…

A l’intérieur de la salle des fêtes en revanche, place aux décorations artisanales en tout genre ! On y retrouvait, comme à l’accoutumée, quelques artistes et créateurs de renommée locale.

Des manèges étaient à la disposition des enfants place des Victoires.

Notre maire, quant à lui, tenait difficilement en place, il arpentait le marché, allait au devant des concitoyens, papotait, bref, il était fidèle à lui-même. Autre personnage incontournable : le Père Noël ! Crise oblige, il a dû se mettre au régime, je l’ai trouvé amaigri cette année, j’en suis certaine, il s’est sacrifié pour que nos chaumières n’aient pas à pâtir de la conjoncture et pour que les pieds de nos sapins se garnissent de jolies paquets…

Ce fût un moment très sympathique où les discussions se nouaient spontanément, sans a priori, élus et citoyens, le temps d'une journée, tous dans le même traineau !

Aaah la magie de Noël !

Bien à vous,


Alexandra


jeudi 11 décembre 2008

Versailles VS Blois


Ces deux villes, fortes d’un passé historique des plus riche, ne semblent au premier abord n’avoir aucune raison de rivaliser.

Bien sûr, si nous remontons il y a quelques siècles, Blois s’est vue progressivement délaissée par les Bourbons, alors que Versailles n’a eu de cesse d’accroître son prestige pour devenir le symbole des fastes de la monarchie française. Faut-il voir ici un élément d’explication à ce qui va suivre, j’en doute, mais ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid… ?

De la période contemporaine nous pourrions retenir que Blois est politiquement plutôt ancrée à gauche contrairement à Versailles, de longue tradition de droite, un antagonisme supplémentaire ? Bref, cela nous importe peu et n’est que pure spéculation douteuse !!!

Et pourtant, ce week-end du 6-7 décembre 2008, Versailles a inauguré son Salon du Livre d’Histoire : Histoire de Lire. Avec la volonté nette de se démarquer de l’éminent Salon des Rendez-vous de l’Histoire de Blois, tout en se créant une renommée.

Quel défi! Si j’ose dire... insurmontable et « insurmonté ».

J’exagère, ils ont bien réussi à se différencier. Effectivement aucune comparaison n’était possible.

Je m’y suis rendue samedi car j’ai ressenti, je crois, le besoin de m’immerger à nouveau dans le monde merveilleux des amoureux de l’Histoire. J’y allais, curieuse, après avoir lu dans Direct Matin (ah les joies du métro !) un article qui présentait ce nouveau salon, « destiné à un large public, aux adultes comme aux plus jeunes (…) » par opposition aux Journées de Blois, selon leurs dires plutôt réservées aux universitaires…

Admettons, mais quelle ne fut pas ma déception de voir un public encore moins mixte qu’à Blois… Public relativement âgé, avec quelques jeunes égarés dont je faisais partie. Une ambiance guindée, point de Libé des Historiens, mais le Figaro, partenaire de l’évènement, était offert ! (C’est de bonne guerre…)

Mais ma plus grande désillusion a été la conférence de Michel Winock, dans le cadre d’une animation « plume et comédie » où il venait présenter son œuvre sur Clémenceau. La parole fut accaparée par un acteur chargé de lire des passages et M.Winock, que j’ai senti un tantinet frustré voire irrité, ne put s’exprimer pleinement, dut abréger, au détriment de G.Clémenceau. Le comble, c’est qu’aucun débat ne put s’engager…

Alors si je reconnais la volonté de rendre vivante la conférence, l’organisation laissait à désirer.

Sans doute me trouvez-vous un peu dure, je l’avoue, je manque probablement d’objectivité, je prêche pour ma paroisse : ma région, ses manifestations que j’apprécie tant.

Un aspect positif tout de même, les ouvrages présentés bénéficiaient de la présence de leur auteur, ce qui est un plus !

Et puis, malgré tout, je salue l’initiative, car je ne peux que cautionner le désir de rendre abordable cette formidable discipline qu’est l’Histoire, et promouvoir ainsi le travail des historiens ! De plus, il ne s’agit là que de la première édition, de quoi leur accorder une grande indulgence, ils ne pourront que s'améliorer !

Même s’ils n'arriveront jamais à la cheville de Blois, qui a désormais récupéré ses lettres de noblesse, son prestige d’antan !

Vive le chauvinisme et la mauvaise foi !

Bien à vous.


samedi 6 décembre 2008

Où sont les Blogs??? (Façon Patrick Juvet)

Je faisais remarquer il y a quelques mois, lors d’un billet consacré à la relation des hommes politiques avec internet, que nos élus luynois avaient délaissé leur blog, pourtant un support d’expression incontournable des dernières municipales.
Et bien j’ai le regret de vous apprendre qu’après la disparition du blog de Vivre à Luynes, nous perdons aujourd’hui celui de Luynes c’est vous !
Seul celui de la majorité est encore accessible, accessible oui, mais pas alimenté pour autant… Les seules mises à jour concernent les multiples publicités qui trônent sous le chapeau.
Alors que faut-il en déduire ?

dimanche 30 novembre 2008

Robert Schumann et moi…




Il y a des moments dans une vie qui vous transportent, la découverte de l’univers de R. Schumann hier soir et de ses deux œuvres : Fantaisie op17 en ut majeur et Quintette pour piano en mi bémol majeur, opus 44 a été de ceux-là.

S’il est admis que notre être peut nouer une relation spirituelle avec une musique, celle-ci étant le reflet de l’âme de son auteur, l’expression de ses sentiments profonds, reconnaissez alors qu’il est aisé de tisser un lien particulier avec le génie créateur ! En tout cas, le temps du concert, et les heures qui ont suivi, l’esprit de R. Schumann ne m’a pas quittée…

C’est à l’occasion des Fêtes musicales de Touraine et grâce à la gentillesse de Valérie qu’il m’a été permis d’assister à ce merveilleux spectacle, salle des mariages de l’hôtel de ville de Tours.

Le pianiste Michel Dalberto fait son entrée, s’installe devant le magnifique piano à queue Steinway & sons et après que la salle se soit plongée dans un silence empoignant, il se mît à jouer avec virtuosité la Fantaisie, « d’une manière fantastique et passionnée » comme le suggérait d’ailleurs son compositeur.

Dès les premières notes, j'ai vu mon cœur et ma gorge se serrer, j’étais, pour ne rien vous cacher, dans des prédispositions propices à entendre et ressentir la déclaration de Schumann. C’est dans le désespoir qu’il composa cette œuvre, elle est la retranscription de la douleur qui le déchira lorsqu’il dut se séparer, contraint et forcé, de sa bienaimée Clara. Il lui écrivit d’ailleurs : « Pour que tu comprennes bien la Fantaisie, il faut que tu te reportes à ce malheureux été 1836, où j'avais dû renoncer à toi... »

Quelle beauté des harmonies… quelle puissance ! La musique parle parfois bien plus que les mots, évocatrice et percutante, elle m’a plongée dans d’envoûtants souvenirs et dans la nostalgie d’un bonheur pas si lointain, mais impossible en soi.

Je connus un bref instant de sursis lorsque les dernières notes laissèrent place à une ovation, qui l’espace de quelques minutes m’extirpa de cette mélancolie.

Mais c’était sans compter sur la suite, l’arrivée du Quatuor à cordes Modigliani pour accompagner Michel Dalberto dans le fabuleux Quintette m’immergea dans un spleen quasi Baudelairien, tiraillé par la magie que constituait cette formation.

Le deuxième mouvement, lent, In moda d’una marcia me fît je crois, quitter les lieux… projetée dans une pièce où j’étais seule à profiter de la musique et de son art à procurer pléthore de sensations formidables. Ma mémoire s’en donnait à cœur joie, m’offrant sur un plateau doré tant de tendres et intenses souvenirs portés par les élans lyriques et chaleureux des instruments, que les silences pesants, les dissonances chargées, et les impulsions tourmentées rendaient saturniens car aujourd’hui devenus chimériques.

C’était comme la première étreinte d’un être cher ou la dernière, celle qui fige le temps, qui vous bouleverse, que vous souhaiteriez voir durer éternellement car si sublime, si magique, mais pourtant vous la savez éphémère, le plaisir qu’elle provoque n’en est que plus fort, et son détachement que plus pénible…

Hier soir, ma « relation » avec R. Schumann était toute en émotion, je m’efforçais de croire que sa musique était mienne, j'en comprenais les peines, percevais les pensées, je la vivais, alors qu’elle touchait sans aucun doute toutes les âmes de l’auditoire.

Vous savez, ce sentiment de se sentir en parfaite osmose avec une chose terriblement désirée, la posséder comme lui appartenir, alors qu’en réalité elle ne peut-être que partagée, car déjà tant aimée…


Alexandra.

samedi 29 novembre 2008

Bug éradiqué!

Ma joie est immense (au moins à ce niveau...), après avoir retourné le problème dans son ensemble, désinstallé mon fond puis réinstallé... sans qu'aucun changement ne s'opère, après avoir connu un pic de stress lorsque mon blog a disparu temporairement dans son intégralité (un grand écran blanc)... j'ai fini par trouver l'erreur! Elle provenait de mon article "billet d'humeur", qui lors de sa parution a "bogué", c'était donc lui... Le bougre!
Bref, après quelques tentatives infructueuses, j'ai pu le supprimer et le publier à nouveau, et Hallelujah, tout est revenu à la normale !
L'Homme et le virtuel ne seraient peut-être pas si éloignés l'un de l'autre, ils semblent parfois communier. Alors qu'aujourd'hui ma vie est quelque peu chamboulée, pour diverses raisons, mon blog est victimes de perturbations... Bizarre non?
Toujours est-il que pour lui tout s'est arrangé, quant à moi, c'est une autre histoire!
Advienne que pourra!
Bien à vous!

Billet d'humeur...

"Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques?" écrivait Guy de Maupassant dans La vie errante.

George Sand dans François Le Champi:
"L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver."

Vous voyez le point commun? La mélancolie... un thème qui semble difficilement me quitter ces derniers temps...

Bien à vous!
Alexandra

jeudi 27 novembre 2008

BUG...

La mélancolie, la malchance... Je ne sais pas si c'est ma nouvelle vie parisienne, mais j'ai la poisse! Je vais finir par regretter de ne pas avoir fait suivre les chaînes dites "porte-bonheur" qu'on m'a envoyé (car si vous ne les faites pas passer à 10 de vos contacts minimum, infortune et tout un tralala désagréable vous arrivera...) Au passage, je tiens à rappeler qu'elles ne servent généralement qu'à collecter des adresses mails pour les spams...
Bref, horreur et damnation... mon blog "bogue"... mes liens apparaissent dans un bleu dur, plutôt peu réjouissant... et si j'en crois mes cours de psycho-sociologie de la communication, même angoissant...
Aucun réglage ne semble s'effectuer d'autant qu'il ne me reconnait pas ce bleu comme figurant sur mon blog... Bref, j'attends, peut-être et je l'espère, qu'il partira comme il est arrivé...

Bien à vous,
Alexandra

samedi 22 novembre 2008

Fight for PS

Que va devenir le PS?
Dans le combat qui opposait Martine Clubber Aubry et Ségo Balboa, la lutte fut des plus rudes... Martine l'emporta de justesse après avoir reçu le soutien de B.Delanoë (qui avait jeté l'éponge) et B.Hamon (l'homme de la gauche décomplexée... "quel bel homme" pourrait d'ailleurs dire JL). Sur le ring des élections du premier secrétaire, chacune a joué des coudes pour parvenir à son but: la victoire et le poste...
Est-ce "l'oeil du Lion" (A.Montebourg) du côté de M. Aubry qui a fait son effet? (sic)
Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'acmé a été atteint en terme de dissensions au sein du parti... C'est la guerre entre les "poids lourds" du parti... (loin d'être froide pour le coup!)
Entre accusations d'élection tronquée et demande d'un nouveau vote, Manuel Valls a même annoncé au JT de France2, ce midi, que tous les moyens légaux seraient mis en œuvre pour que justice soit rendue à Ségolène et aux militants... La rupture est-elle consommée?
De toute évidence, Nicolas Sarkozy n'a plus le monopole de ce concept... En tout cas, il a fait des émules.
Allons-nous assister à un nouveau combat? Une revanche?
La FRA-TER-NI-TE a t-elle dit son dernier mot? L'avenir nous le dira...


Bien à vous!

dimanche 9 novembre 2008

Promenade automnale : les sens ne connaissent pas la crise.

Loin de Luynes et de ses vicissitudes mais pourtant si proche…
Aujourd’hui, j’ai découvert le 104, nouveau lieu d’expression artistique contemporaine à Paris, qui émerveille par son élégance, son esthétique. Beauté presque insolente au regard du quartier, si terne, qui l’entoure. Vaste espace apaisant, titillant l’esprit créateur et curieux qui sommeille en chacun des visiteurs.
A mon retour de cette flânerie urbaine, mes pensées m’ont néanmoins guidée loin de toute l’agitation parisienne, dans le calme d’une forêt aux couleurs chatoyantes, près de Luynes, où la veille de ma rentrée je suis allée me ressourcer ! (et faire quelques clichés)
J’aime l’automne, je le clame haut et fort, oui, cette saison me séduit…
L’automne ce n’est pas seulement les arbres qui s’endorment, le ciel qui s’obscurcit, la pluie et le froid qui s’installent.
Si les feuilles se meurent… c’est dans un spectacle des plus somptueux qu’elles tirent leur révérence. Pour le plus grand bonheur de nos yeux, elles se teintent de milles couleurs féériques, nuances vives de jaune-doré, de rouge et de orange flamboyants rehaussées par les gracieux rayons du soleil.



Des tons chauds qui jurent avec l’idée même de leur disparition future. Et comme pour nous dire qu’il n’y a pas de souffrance dans cette fatalité, elles amorcent leur descente vers la terre, leur ultime demeure, par une valse enthousiaste orchestrée par un vent tantôt léger ou plein d'entrain et non mauvais comme pouvait le penser Verlaine, dont la « chanson » n’en reste pas moins sublime.




L’automne, comme chaque saison, éveille les sens, si la vue est formidablement sollicitée, l’odorat n’en est pas pour autant lésé. Quel bonheur d’humer ces parfums de feuilles et de bois humides, que vient relever l’odeur des fumées des premiers feux de cheminée, devant lesquels nous aimons tant nous retrouver ou nous blottir. L’automne, en favorisant ces rendez-vous, apporte joie et chaleur conviviale… Se laisser porter par ces moments est un délice que pour rien au monde je ne délaisserai.
Le toucher également y trouve son compte, marcher sur le doux tapis de feuilles recouvrant l’humus moelleux, présent de la nature, procure des sensations proches de l’apesanteur. Le silence de nos pas (qui ravit nos oreilles) est si plaisant, il est parfois interrompu par un craquement de branche fatiguée par deux saisons révolues, le vent soufflant dans les feuilles les plus obstinées, ou par la chute d’une châtaigne en quête d’émancipation, qu’un pied compatissant viendra peut-être délivrer de son bogue épineux.


La pauvre châtaigne ne se doute pas que ce pied lui donnant accès à l’air libre, cèdera bientôt la place à une main moins amicale qui après l’avoir installée dans une poche ou un sac, la déposera dans une poêle percée, sur des braises rougissantes, et que bientôt elle la portera à une bouche qui la dégustera autour d’un verre de bernache ou de cidre… Oh ? Mais voilà que le goût est à son tour stimulé…
Vous l’aurez compris, cette escapade fut l’occasion de m’imprégner de ce qui m’est cher et que je ne peux retrouver ici.


Dans la capitale, les belles transformations de l’automne sont enfin de compte assez peu visibles, seul le froid et la grisaille sont perceptibles. Peut-être que les représentations négatives sur l’automne émanent de là, des urbains qui n’osent s’aventurer hors des murs de la cité…
Bien à vous,
Alexandra

dimanche 2 novembre 2008

Petit détournement de fable célèbre...

L’artisan couvreur et la municipalité


Le couvreur ayant étrangement géré
durant 24 années
Se trouva fort embêté
Quand sa retraite fut arrivée
Il alla donc réclamer
Chez la municipalité sa bien-aimée
La priant de lui régler
Le tas de factures non adressées
« Je vous paierai, lui répond-elle
Sur 6 ans, foi d’édile habile »
Le maire étant généreux donneur,
C’est là son moindre défaut.
"Vous passerez vos prochains hivers au chaud!"
Dit-il au demandeur
-Nuit et jour à tout venant
Je clamerai votre largesse
-Merci pour tant de gentillesse
-Fêtons à présent notre arrangement dans l’allégresse !


Il est incroyable de voir que finalement, notre municipalité est pleine de ressources... financières...
Sortir 87 738,71€ sur six ans, soit 14 623, 12€ par an pendant six ans ne représente à première vue pas grand chose... En revanche, le théâtre (ce n'est qu'un exemple), lui, il coûte cher... mais cher (100€ d'indemnités vous ne vous rendez pas compte à quel point le budget en est grevé!)
En fait, je constate, non sans une certaine tristesse que les caisses sont vides quand cela arrange nos élus... c'est bien navrant non?
A quand la transparence?

"Petit mensonge entre amis…"

De retour à Luynes pour le week-end, je flânais dans les rues de la commune quand l’idée d’aller fureter près de la mairie m’a pris. C’est alors que j’ai découvert le compte-rendu du conseil municipal de mardi. Quelle surprise de lire que Monsieur le maire n’aurait jamais mentionné l’enlèvement des cuves des établissements Dreux…
Nous serions donc, nous luynois, élus de l’opposition et public du conseil du 30 septembre, victimes de notre imagination… de troubles auditifs déformants sans doute, méfions-nous c’est peut-être contagieux…
Je suis quelque peu blessée de voir qu’un édile puisse mentir avec un tel aplomb… Remarquez, ce n’est la première fois, souvenez-vous l’organisation du festival de théâtre, « à titre exceptionnel » par exemple…
Je me demande quelle sera la prochaine ritourette ?

PS : Les cuves toujours en place, le débat sur le coût de la dépollution reste donc ouvert ! Ne nécessiterait-elle pas un emprunt, elle ?
Je comprends mieux les réticences quant à l’idée de filmer et retransmettre le conseil… ce genre de pirouettes malhonnêtes ne pourraient plus s’effectuer, ou bien au risque d’une décrédibilisation durable…

La 8e symphonie municipale

Le 30 septembre dernier, dans le lieu civique luynois par excellence qu’incarne la salle des fêtes, s’est déroulé le premier conseil municipal de la rentrée. La grande surprise, si chère à notre maire B.Ritouret, qui peinait d’ailleurs à dissimuler sa fierté, fut la nouvelle solennité donné à ce rendez-vous : l’entrée par la « porte monumentale » située rue des Halles.

Pour marquer l’instant, on aurait pu s’attendre à voir nos élus pénétrer dans l’endroit sacré, au son de Berlioz et de sa Marche Hongroise, rebaptisée pour l’occasion, la Marche Luynoise. L’idée d’une telle entrée triomphante peuple aujourd’hui encore mon imaginaire (débordant ?)

Quant à moi, au fur et à mesure que j’avançais, la nostalgie m’envahissait, je prenais conscience qu’il s’agissait là probablement de mon dernier conseil municipal luynois, au moins pour quelques temps.

Le conseil débute par la présentation du nouveau secrétaire de mairie, Gérard Perrier. Ex ballanais, il a pris ses fonctions dans notre noble commune le 8 septembre dernier.

C’est Gilles Ferrand qui prend la lourde charge du secrétariat de séance…

Dix-neuf points composent l’ordre jour, ce qui en langue luynoise signifie : « On est pas couché », des signes avant-coureurs de fatigue se lisent déjà sur certains visages…

Le premier concerne une décision budgétaire modificative, et c’est avec grand regret que nous apprenons qu’aucun powerpoint ne viendra illustrer ce changement… snif.

Il y est question d’investissement, et plus spécifiquement du rachat des établissements Dreux, rue Gambetta (sur lequel nous reviendrons), ainsi que d’un aménagement pour un raccordement EDF.

J’exclus quelques points dans le but d’éviter les lourdeurs…

Nous évoquons les conventions de réciprocité entre les communes alentours pour la scolarisation des enfants. Il existe des quotas qui déterminent le nombre d’enfants non originaires de la commune autorisés à venir étudier dans une commune environnante. Lorsque les quotas sont dépassés, une facturation est établie. Pour des raisons de mise en conformité, la nouvelle équipe décide de voter l’augmentation du coût de cette scolarisation. Et oui, même les «migrations scolaires infantiles » sont soumises à des quotas…

Nous abordons désormais le vote d’un remboursement d’un déplacement d’élus, notre maire, à hauteur de 137€. Luynes c’est vous opte pour le contre alors que Vivre à Luynes se contente de s’abstenir.

Puis, est votée l’indemnisation du nouveau responsable de la distribution des informations municipales, qui obtient une somme forfaitaire de cent euros, basée sur le remboursement du coût de l’essence et le déplacement.

Lancée dans un élan de générosité, vous en conviendrez, la municipalité fait voter une subvention de 1000€ pour l’association de pétanque de Luynes, afin de mener à bien l’organisation du grand prix de la ville de Luynes, dont la renommée n’est plus à prouver au moins au niveau Régional, et dont les retombées pour la commune seraient formidables (sic). Pas moins de 500 boulistes devraient s’affronter, Saint-Trop’ n’a qu’à bien se tenir ! Il est amusant de voir que la municipalité est moins frileuse sur certains évènements que d’autres… qui a dit le théâtre ? Malgré la sérénade, le charme ne prend pas…

La structure multi-accueil revient au cœur du débat avec la solution au dilemme de l’administration de médicaments. Cette dernière relève donc de la seule compétence du médecin, et l’enfant devra être muni d’une ordonnance spécifiant la durée du traitement, le nombre de prises, etc.

Ensuite, il est question de l’installation éventuelle de compteurs permettant de connaître la consommation d’eau en instantanée, et ainsi prévenir les pertes et à terme réduire les coûts. Il ne s’agit là que d’une réflexion, dans le cadre d’une action du SIVOM.

Nous poursuivons toujours dans le registre du développement durable avec la question de l’assainissement et des déchets. Le réseau étant vieillissant et la population toujours croissante, la mise en place d’une nouvelle station est à l’étude. Quant au traitement des déchets, dont les coûts augmentent de façon exponentielle, les communes de Luynes, Fondettes et Saint-Etienne réclament la mise en place de containers de récupération des déchets et un programme de sensibilisation des populations.

Les containers sont un sujet de controverse : Quel type ? Enterrés ? Nuisances sonores ? Etc.

Autre polémique autour de la ZAC Beauregard, pour les motifs d’évacuation des véhicules et du nombre de logements, plusieurs réunions devront se tenir, un an est donné pour murir la réflexion… C’est stupéfiant de constater à quel point les projets élaborés sous l’ancienne municipalité sont mis à mal.

Mais passons…

Ce conseil a vu le ton monter crescendo et les esprits s’échauffer presto… Le paroxysme fut atteint lors du quinzième point, relatif à l’acquisition d’un bien : les établissements Dreux (station service, charbon, etc.)

Ce conseil fut joué animato.

Pour la modique somme de 250 000€, la municipalité souhaite acheter ce lieu, sans recours à l’emprunt, afin qu’aucun promoteur immobilier sans scrupules ne s’en empare et ne dénature notre sacro-saint bourg !

Le décor est planté… beauté du geste ? Oui mais… Régis Dubois prend la parole et interroge le maire sur le coût, forcément élevé, de la dépollution de l’endroit. Mutisme général chez les élus de la majorité. Pourtant, on nous dit qu’un diagnostic a bien été établi, impliquant la connaissance de ce coût. Devant les tergiversations répétées de notre maire, R. Dubois soutenu par V. Perrin ne démordent pas, lorsque soudain, vint résonner le Pipeau enchanté de Wolfgang Amadeus Ritouret… « les cuves ont commencé à être retirées »… (mention ne figurant pas dans le compte rendu officiel… omission ?)

Le dialogue est bien difficile, la discussion stérile, et c’est dans la perplexité que se clôt ce point.

Alors que le conseil touche à sa fin, nous nous attendions à entendre l’Alléluia d’Haendel ou bien l’Ode à la joie de Beethoven libérer nos esprits, mais c’est finalement la marche funèbre de Chopin qui retentît : L’Artésium serait définitivement enterré suite à une décision prise le 21 juillet dernier à Tour(s)plus.


mercredi 29 octobre 2008

Poème d’une femme émancipée : Louise Labé (1524-1566)

Un poème posé parmi d’autres plus osés, que je n’ose exposer ici…
Même s'il y en a bien un que je voudrais destiner...
Juste une chose qui me plaît en elle, outre son talent, son expression, sa liberté, c’est son crédo : la passion, l’Amour. Par les temps qui courent, ça ne fait pas de mal.

Sonnet VIII

Je vis, je meurs: je me brûle et me noie,
J'ai chaud extrême en endurant froidure;
La vie m'est et trop molle et trop dure,
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout en un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure,
Mon bien s'en va, et à jamais il dure,
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être en haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

samedi 25 octobre 2008

Non, je ne vous oublie pas...

Chers lecteurs, chères lectrices,

Vous l'avez tous remarqué, je suis bien peu présente sur ce blog depuis quelques temps.
Ma rentrée parisienne s'est bien passée, mais je dois vous avouer que la première semaine n'a pas été évidente. Tout d'abord, le changement de rythme. Paris n'est pas Luynes ni Tours, et l'Iscom n'est pas l'Université... Tout s'est accéléré en quelques jours, des présentations nous sommes très vite rentrés dans le bain de 6 mois de cours qui s'annoncent certes enrichissants mais intensifs, cours, études de cas, formation de "micro-agence", théorie/pratique, stage, mémoires, etc.
Heureusement, c'est dans une ambiance agréable que l'on évolue, et ce malgré le stress qui nous a tous rapidement envahi. Ma promo se compose d'étudiants d'univers très différents, issus de Lettres, de Sciences Humaines, de Droit ou d'école de Commerce voire de Communication, et la cohabitation se déroule à merveille, un after work nous a d'ailleurs réunis en nombre ce jeudi dans le quartier Latin!
Un beau moment qui m'a permis de rompre avec la solitude qui m'a accompagnée ces deux premières semaines, le soir, dans mon petit studio du XVIIIe arrondissement. Bien entendu, les livres m'ont tenu compagnie et même la télé, mais le manque de contacts avec le monde, et notamment par le biais d'internet a été assez terrible, mais aujourd'hui, c'en est fini, je suis enfin dotée d'une connexion au câble!
Je ne peux malheureusement pleinement me consacrer à ce blog en raison de la somme de travail qui m'attend, néanmoins, rassurez-vous, moult articles sont en préparation et notamment le compte-rendu du dernier conseil municipal, que je soigne, rien que pour vous!
Je ne pourrai assister à celui de mardi prochain, pour des raisons évidentes de distances, mais je me tiendrai informée de ce qui s'y est raconté. Cependant, n'étant pas présente, je ne me permettrai pas d'établir un compte-rendu.
Dans un souci d'impartialité et d'objectivité (relatives aux yeux de certains et je le comprends), je n'exprime ici que ce que j'ai observé, entendu, ou analysé, il s'agit de mon point de vue et nullement de celui d'une autre personne, en dehors de toute influence politique d'ailleurs.
Mais j'ai tout de même une petite suggestion pour la municipalité... (malicieuse?)
Celle-ci se réjouit sans doute de ma migration parisienne et de la paix que je devrais leur accorder par conséquent, de mon côté, je trouve cela dommage... c'est tout un débat local (certes en marge des chemins traditionnels) qui en pâtit (oui, je prête à mon blog une aura qu'il n'a pas)...
Alors, j'en appelle à notre maire, à son équipe et aux élus de l'opposition! Vous qui êtes dynamiques, ouverts à la modernité, etc. (si si, si vous reprenez les tracts de campagne électorale, ces qualificatifs sont récurrents), filmez le conseil municipal, et retransmettez-le en ligne! Non, je ne vous implore pas, mais cette initiative a été prise par la mairie du XVIIIe et je me suis dit que peut-être nous tenions là, la solution à ce problème de débat interrompu...
Imaginez un peu les retombées, la NR titrant: Luynes, une commune pionnière en Indre-et-Loire, à la pointe de la technologie qu'elle met au service de ses concitoyens et du débat local!!! (Ça en jette non?)
Non?
Bon allez, j'arrête ici de rêver et retourne à quelques activités plus terre à terre, mon avenir...
A bientôt!
Bien à vous!
Alexandra

samedi 27 septembre 2008

Bien vu non?

Voilà un petit film d'animation sur les relations hommes/félins, que je trouve parfaitement bien analysées... Ce billet n'intéressera donc que les amoureux des bêtes et plus particulièrement des chats! Bon visionnage!



Un petit film drôle, une belle journée d'automne ensoleillée, de quoi être de bonne humeur non? Profitez-en bien!
Bien à vous,

Alexandra

jeudi 18 septembre 2008

Le fruit de tout un travail… partagé !

Les 10, 11 et 12 octobre prochain se tiendra à Orléans le colloque « Histoire et mémoires des immigrations en Région Centre ».

Ce n’est pas parce que j’ai apporté une maigre contribution à cette étude, par le biais de mon mémoire universitaire, que j’en fais la publicité, mais bien parce qu’il s’agit là d'un thème à la fois passionnant et important. Le phénomène de l’immigration a toujours fait débat, dans la sphère politique d’abord, il est d’ailleurs une fois plus aujourd’hui au cœur des programmes voire des enjeux politiques, puis est devenu un sujet d’études pluridisciplinaires, rassemblant sociologues et historiens (dont l’éminent G. Noiriel) mais pas seulement.

Pourquoi ?

Il est tout simplement indispensable d’appréhender ce phénomène, dans sa globalité et sa complexité pour mieux en parler et éventuellement « agir ».

Or, au regard de certaines actions, certaines discussions, certains évènements ce n’est de tout évidence pas encore le cas, il semble planer de l’incompréhension, qui laisse libre cours aux représentations erronées sur l’immigration comme sur l’immigré, d’où découle la crainte qui engendre parfois la haine. Et aujourd’hui, il est inconcevable que de telles visions puissent encore exister.

L’immigration a été et est encore un apport culturel et économique conséquent pour le pays dit d’accueil, n’en déplaise à certaines personnalités politiques, à l’instar d’un Jean-Marie Le Pen, ou encore d’un Philippe De Villiers (dont son porte parole Guillaume Pelletier a véhiculé les idées avec presque plus de convictions que son mentor, dire qu’il est : jeune, tourangeau et prof d’histoire-géo, c’est triste pour la jeunesse, une honte pour le métier d’enseignant, et pauvre Touraine !). A première vue, ces derniers et leurs adeptes s’expriment en toute méconnaissance de cause ou alors vivent dans le déni, à moins qu’il ne s’agisse plus singulièrement de faire choux gras sur de vieilles peurs que sont l’inconnu, l’étranger notamment, en stigmatisant leurs "différences", leur identité culturelle, par des théories ethnocentristes (francocentristes) dangereuses… Avec le recul, les trois propositions me paraissent compatibles.

Le jour où la France reconnaitra son passé (de grande tradition migratoire…) et l’assumera entièrement (je pense plus particulièrement ici à son passé colonial), peut-être que les mentalités (les plus réfractaires) évolueront enfin, je l’espère au plus vite.

En attendant et pour commencer, il est utile d’écouter la bonne parole, « prêchées » entre autre par de brillants et preux « chevaliers-chercheurs » (adoubés par l’ACSE, la CNHI et l’EHSS), qui se sont donnés pour mission de faire connaître et de diffuser la vérité sur ce qu’est l’immigration, afin de pourfendre les idées reçues, le mensonge et faire triompher nos « valeurs républicaines », et ce en brandissant le glaive du savoir !

C’est à Orléans, les 10, 11 et 12 octobre et vous y serez les bienvenus !

Pour consulter le programme (conférences, tables rondes, animations, etc.) : cliquez ici.


Et pour ceux que ça intéresse: Le rapport final de l'étude.
Alexandra.

samedi 13 septembre 2008

Libre expression...

Chers lecteurs, chères lectrices,

Je l'avais proposé il y a quelques mois, et voilà que ce matin, un très beau texte est arrivé dans ma boîte mail, l'auteur souhaitant rester anonyme, je ne dévoilerai aucune information à son sujet. Il m'a simplement demandé si j'accepterais de publier le fruit de son travail... Après lecture, je ne pouvais qu'approuver cette requête et me sens même flattée qu'il ait choisi mon blog pour véhiculer ce message.
C'est un joli billet, que je sais sincère, sur un thème qui m'est cher: l'Amitié. Je vous laisse, à présent, l'apprécier à votre tour.


L’AMITIE « LA VRAIE »


L’amitié, quel est le sens de ce mot de nos jours, si mal usité, si bousculé ? Dans le domaine du web, on l’utilise un peu à tort et à travers, on fait entrer « untel » « unetelle « dans ses amis ! Curieuse relation que des « amis » jamais rencontrés, dans cet univers virtuel. Certes on communique, on n’a jamais autant communiqué, autant papillonné, de forum en forum. Mais que restera-t-il dans quelques années ?
Moi, je voudrais parler de la véritable amitié, pas de ces relations éphémères où ceux qui se disent vos amis, curieusement s’évanouissent, et ouvrent le parapluie au moindre souci.
L’amitié si bien définie par MONTAIGNE « parce que c’était lui, parce que c’était moi »
L’amitié durable, prendrait-elle ses racines dans l’enfance, dans l’adolescence ? Pas sûr, mais il faut bien reconnaître que les longues soirées d’échanges insouciants, à refaire le monde, à dessiner l’avenir laissent des souvenirs immuables et tendres, que de fous rires ! Que de rêves jamais réalisés!
Et puis les liens se distendent un peu, les chemins se séparent, les préoccupations diffèrent, un mariage, des études, un engagement professionnel, un déménagement mais les contacts se maintiennent. Et lorsqu’on a le plaisir de se retrouver les discussions reprennent avec la même chaleur, et le même enthousiasme comme si l’on s’était quitté la veille. Que du bonheur !
Mais ces amis là, un, deux, trois, ils sembleraient qu’ils puissent se compter sur les doigts d’une seule main. Comme l’a chanté Maxime le Forestier, « on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas ses parents », en revanche son meilleur ami on l’élit.
L’amitié avec un grand A, la vraie celle qui se joue du temps et des tempêtes.
Celui ou celle avec qui on se sent en profonde harmonie et dont on ne peut se séparer bien longtemps, celui ou celle que l’on peut déranger n’importe quand et qui prêtera toujours une oreille attentive, et qui s’il le faut sera là en deux temps trois mouvements.
A- MI -TIE trois syllabes pour exprimer un lien merveilleux qui repose sur trois critères, Fidélité, Loyauté, Sincérité. « La perle au fond des mers » comme l’a définit le Père Didon.
Quoi dire de plus, aimer, respecter, partager, écouter, un lien qui suppose une confiance réciproque profonde d’où naîtront de touchantes confidences. Disponibilité, tolérance, franchise. Échanger ses avis, accepter les discussions, respecter les divergences, respecter les silences et les distances, il arrive à tous d’avoir besoin de s’isoler, de respirer.
C’est un partage de nos différences, de nos joies, de nos peines. Mais voilà l’amitié demande du temps et de l’indulgence! Telle une fleur impérissable, elle grandit et s’épanouit… et jamais ne devrait se faner.

jeudi 11 septembre 2008

Ecrire ? « La possibilité d’une île » ?


Je me suis souvent interrogée à ce sujet … et il arrive que l’on me pose la question…

Alors, qu’est ce qui me pousse à écrire ? Ici, comme ça, maintenant…

Question cruciale vous allez me dire, puisque ce blog, sans raison précise, n’aurait pas lieu d’exister.

J’ai longuement hésité avant d’ouvrir ce blog. Je me disais que mes opinions n’intéresseraient guère de monde, que « mon style » était lourd, « mon humour » incompris parfois, et que l’esprit de synthèse me faisant défaut, à leur première venue, les quelques lecteurs aventureux perdus dans le vaste monde de la blogosphère se précipiteraient vers la sortie, préférant déserter ce lieu que de se laisser enrôler par des lectures alambiquées, « œuvres » d’un esprit égaré voire tourmenté, qui sait ?

Allez donc savoir ce qui se passe dans ma « p’tite caboche » ? [Je trouve que cette expression à quelque chose de titi parisien… voyez, je tente de m’imprégner des us et coutumes de la capitale (sic)]

La création du blog s’est faite alors que la campagne électorale des municipales battait son plein, l’intérêt que je lui portais m’a incitée à rédiger un premier long billet sur ce thème, l’engouement inattendu et les débats qu’il a suscités comme ses successeurs m’ont conduit à continuer dans cette voie, tout comme le plaisir de remplir cette tâche.

Néanmoins, vous l’avez tous remarqué, depuis quelques temps, je laisse plus facilement place à mes états d’âme, au grand damne de certains... j’en suis sûre.

La poésie, les philosophes, le temps, la nature, sont autant de « prétextes », de sources d’inspiration (qui méritent néanmoins que l’on s’y attarde) pour plonger au plus profond de soi, à la manière d’une thérapie peut-être, et faire partager, allusivement, des éléments qui nous tiennent à cœur, des états, des impressions…

J’aime m’émerveiller de ce que j’observe, de ce que j’entends, de ce que je sens ou ressens… Par-delà les obstacles, c’est avec un œil curieux, un tantinet naïf (on me le répète assez souvent), et attentif que j’essaie d’avancer et d’envisager le monde, mais il y a des périodes où c’est plus compliqué. Pour cela, la nature, la musique et mes lectures sont une aide précieuse

Qu’il est bon de se laisser glisser, l’espace d’un court instant, vers un idéal, vers cette « possibilité d’une île » à la Houellebecq, vision au demeurant très baudelairienne.

Idéal qui bien souvent (sauf exception) ne réussit à prendre vie que par nos seules pensées, nos rêves et dorénavant par l’écrit en ce qui me concerne. Je me rends compte que par ces mots, vous pourriez penser que je suis désabusée. Mais que nenni, j’ai juste pris conscience que la réalité n’a presque jamais rien d’idéale, et ce, malgré mes espérances... Je m’explique : sans que ces deux notions soient frappées d’antinomie, elles s’accommodent difficilement l’une et l’autre (est-ce un mal sociétal ?), il y a toujours un élément perturbateur qui vient troubler le semblant de « bonheur » que la réalité revêt parfois…

Bref, aujourd’hui, ce temps maussade est sans doute un peu responsable de ces lignes.

Alexandra


PS: Quoique... à me relire, il transparait bien une certaine mélancolie (aussi génératrice de ce billet)... je l'espère passagère!


dimanche 7 septembre 2008

Je revis...


Je suis rentrée hier soir de Paris, plus exactement de Meudon-la-Forêt où je logeais, chez mon frère.

J’avoue que l’impatience de revenir en Touraine, après ces jours éprouvants à arpenter Paris et ces arrondissements, était immense.

Je me suis bien gardée de ramener le stress qui m’a animée toute cette semaine, seule la fatigue m’a suivie, qu’une bonne et longue nuit de sommeil a en partie évincé !

Mes seuls regrets restent encore l’incertitude qui plane autour de mon logement, malgré un dossier constitué, et d’avoir laissé à sa triste condition le Héron de Meudon.

Derrière chez mon frère, un petit bassin aménagé accueille un héron cendré qui règne en maître sur la faune locale, soit sur les canards et les pigeons (c’est la région parisienne…).

Il trône au sommet de la hiérarchie, mais semble n’en retirer aucune gloire, les autres volatiles paraissent lui vouer un grand respect, s’inclinent lorsque celui-ci déploie ses ailes et cessent toute chamaillerie lorsque ce dernier « élève la voix ». Je me suis plu à l’observer, tantôt prostré, paisible, tantôt voler et effleurer les immeubles et la fenêtre de l’appartement. Il s’agit bien là d’un héron urbain, son plumage souffre à première vue de la pollution, et lui de la solitude, je n’y connais certes pas grand-chose en matière de héron, je devrais d’ailleurs m’informer auprès de mon ami Guillaume, grand passionné d’ornithologie, mais ce héron là m’avait tout l’air bien moins épanoui que ceux de nos bords de Loire, c’est évident…

Ne riez pas (enfin si, vous pouvez…) mais je crois que l’espace de ces quelques jours je me suis identifiée à lui… (J’exagère un peu, en fait, l’idée d’être comparé à un Ardeidae ne m’enchante guère…). Bref, je me disais, que comme moi, il serait bien plus heureux en Touraine.

Et me voilà de retour, et croyez-moi ou non, qu’est ce qu’on est bien ici, et ce petit pincement au cœur lorsque le panneau « Indre-et-Loire » s’est présenté à ma vue, sur le bord de la route… aaaah… quel soulagement.

A peine arrivée, et mes affaires déposées, j’ai ressenti le besoin d’aller du côté de la place Plumereau, boire un verre en agréable compagnie amicale, parler, écouter et aussi raconter mes déboires parisiens… Je crois qu’il m’est indispensable de m’imprégner de tous ces éléments qui me sont pourtant familiers, mais que je ne verrai bientôt plus autant que je le désirerais. J’ai néanmoins conscience qu’à Paris, je vais découvrir moult lieux de vie fort sympathiques, mais l’ambiance de la place Plumereau, quelle que soit l’heure, quelle que soit la saison, à cette faculté à me réjouir.

Il faut dire que j’y ai partagé tellement de bons instants… De doux et intenses moments, tels que de chaleureux cafés (un en particulier), en charmante compagnie, à échanger de délicieuses et enrichissantes conversations (dont certaines me manquent), des regards, des sourires, des silences aussi parfois, que jamais je n’oublierai. Egalement des moments plus festifs, des anniversaires, des évènements à arroser (et ils sont nombreux…), mais c’est bien souvent l’occasion de papoter autour d’un verre entre ami(e)s, de refaire le monde, décompresser, se confier…

Tours, c’est des moments magiques mais aussi des lieux, des bars, des habitudes, longtemps j’ai fréquenté les frères Berthom, le cadre, la musique et l’ambiance me plaisait, puis il y a eu le Juanita Banana, dont l’univers invite au voyage, où j’appréciais déguster une bonne pina colada accompagnée de quelques sucreries achetées en face la Civette, aujourd’hui, je vais au grès de mes envies et côtoyant quelques aficionados du Temps des Rois, je redécouvre ce lieu, atypique et convivial, qui m’est désormais cher.

Hier, j’ai été contente de constater le retour des étudiants, la place grouillait de monde, principalement des jeunes (point de ségrégation dans mon propos), l’atmosphère était à la fête…

Malgré la fatigue, je me suis délectée de cette soirée.


Bon dimanche, bien à vous!


Alexandra

samedi 6 septembre 2008

Au scandale!!!


Chères lectrices, chers lecteurs… Je me trouve actuellement sur Paris, où je suis à la recherche d’un logement. Vous connaissez à présent mon goût pour les réactions à chaud et ma capacité d’indignation face aux exactions… vous comprendrez donc assez aisément l’inspiration de ce billet…
On m’avait pourtant prévenu, j’ai néanmoins cherché, dans ma grande crédulité, à minimiser les théories « catastrophistes » relatives au marché de l’immobilier parisien. Force est de constater, aujourd’hui, mon tort. Mea culpa! Pour ma défense... je dirai qu'il faut le voir pour le croire!
Je suis outrée, choquée par ce que j’ai découvert, d’abord démoralisée, je relève un peu la tête ce soir.
Ayant un budget limité, ma quête s’est concentrée dans un premier temps sur les locations de particulier à particulier. Mais voilà, ce que j’ai vu est révoltant, lamentable.
Je ne mets bien sûr pas tout le monde dans le même panier, mais j’ai vite abandonné cette approche pour privilégier les agences (plus « chères», mais tout de même plus sûres… à condition toutefois, de pousser les bonnes portes). En effet, ce qui m’a été proposé à plusieurs reprises ne peut être qualifié de « logements », il s’agissait de taudis… sales, parfois même insalubres (alors que certains prétendaient qu'ils avaient été refaits à neuf: peinture "décollée", sol défoncé, carreaux cassés...) et à des prix exorbitants.
N’est-il pas malheureux qu’au XXIe siècle nous en soyons encore là ? Je n’ai pu m’empêcher de repenser à mon sujet de mémoire de master1 sur l’immigration portugaise en Indre-et-Loire et sur les conditions de logement des immigrés, d’hier mais aussi d’aujourd’hui.
Le terme de « marchands de sommeil » est plus que jamais d’actualité, sans-papiers, immigrés, étudiants, « travailleurs pauvres » sont la proie de ces propriétaires bien peu scrupuleux, prêts à tout pour s’enrichir sur la précarité de « leurs prochains ».
Pour certains, le malheur des uns fait encore le bonheur des autres…
Je m’interroge alors, pourquoi tout ceci ne subit pas plus de contrôle ? Je sais que le logement est une préoccupation des élus, néanmoins, beaucoup reste à faire.
Si les associations, et les PACT (centre de Propagande d’Action Contre le Taudis) existent toujours, observent, constatent et dénoncent, je me demande si leurs voix ont gardé le même poids que dans les années 1960-70, à l’heure où la crise du logement faisait rage et où les bidonvilles et autres locaux malsains prospéraient… Mais la situation a-t-elle réellement changé ? La pénurie de logements ne fait qu’accentuer le phénomène….
Alors qui ? Qui prend en charge ce problème majeur ? [Madame Christine Boutin ? (sic)]
Il existe apparemment une « police générale du maire », chargée de prévenir, entre autres choses, les désordres à l'ordre public, d'assurer la sécurité et la salubrité publiques, ainsi que la police spéciale du préfet en matière d’insalubrité des logements. Car il s’agit bien là d’un grave délit, mettant en danger la santé et la vie des occupants, les accidents trop fréquents, nous rappellent d’ailleurs ces terribles conditions dont les coupables semblent bien souvent peu inquiétés (mieux vaut prévenir… non ?). Lançons une traque sans relâche des propriétaires malhonnêtes, car il y a là, surement une noble lutte à mener et dans la verbalisation de ces infractions, un gain considérable à faire, sans doute plus glorieux et justifié que celui des amendes liées aux dépassements des temps de stationnement par exemple (pratiquées si consciencieusement), et cet argent ne pourrait-il pas servir au financement de logements sociaux et autres réhabilitations ??? Peut-être que cela se fait déjà, mais l’ampleur du phénomène est telle que c’est difficile à croire, du moins en région parisienne, alors que ces délinquants de l’immobilier seraient facilement appréhendables puisqu’ils proposent leurs biens en location sur internet, sur journaux… et cela sans aucune honte. Honnis soient-ils!
C’est ainsi que mon coup de gueule, que certains jugeront naïf, peut-être à raison, touche à sa fin…
Bien à vous !

Alexandra

lundi 1 septembre 2008

« Les enfants sont merveilleux »

Cette phrase célèbre de Jacques Martin, immortalisée dans l’humour par les Nuls, dans une hilarante parodie de l’école des Fans (devenue l’école du Fan), avec un Alain Chabat en J.Martin plus vrai que nature et une Valérie Lemercier en petite fille fan d’Hervé Vilard, future videuse de truites, quelque peu incontrôlable, m’a bien souvent fait rire.
Mais au-delà du sketch, je dois reconnaître que cette réplique puise son essence dans la vérité.
Pourquoi cet intérêt subit pour les enfants ? Pourquoi ce sujet d’article, dont vous me l’accorderez, je ne suis pas coutumière ? Non, je ne m’apprête pas à vous annoncer un heureux évènement, ce billet, n’est en aucun cas un faire-part de naissance déguisé, ce n’est pas encore dans mes projets (il y a certains critères indispensables à remplir, vous en conviendrez, qui m’échappent pour l’instant).
Ce billet, qui n’a rien avoir non plus avec la rentrée des classes (pourquoi tant de mystère ???), se veut être, en fait, un gage de toute l’affection et de l’attachement que je porte aux enfants, à « mes » petits bouts qui pour certains ont bien grandi.
Voilà sept ans que je m’adonne au baby-sitting, et cela m’a apporté bien plus que de l’argent de poche, ça a été pour moi une expérience formidable.
Je me souviens de ma première soirée, je n’avais que 17 ans, et la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être appréciée des enfants, de ne pas savoir faire preuve de suffisamment de patience ou d’autorité quand cela était nécessaire, de ne pas être assez psychologue, me tenaillait.
Soudain, je me sentais investie d’une « lourde » responsabilité, totalement nouvelle : m’occuper d’enfants.
Si je veux être honnête avec vous, ça n’a pas toujours été facile, il m’est arrivé de ramer un petit peu, face à certaines situations, une colère, des chamailleries, etc. Mais globalement, je ne retiens que les bons moments, parmi lesquels j’inclurai aujourd’hui les moments du bain, où m’éclabousser était pour certains un divertissement sans équivalent !
Les enfants ont un don, à leur contact, le monde est différent, il est plus beau, plus doux, plus magique, plus insouciant. A leur image, il le modèle dans la pureté, il l'idéalise, et nous pauvres adultes que nous sommes, parfois déprimés par une réalité bien moins réjouissante, on oublie tout cela, le temps de ces instants partagés, et on se laisse porter par leur vision enchanteresse, leurs yeux rieurs, leur vivacité, leurs sourires…
Les enfants vous obligent à être d’humeur joviale, allègre, et cela implique de laisser de côté le stress et les soucis, et pour cela je ne sais comment les remercier, car ils m’ont immensément aidée à certaines périodes.
Je me suis découverte à leur contact, une imagination et une patience que je ne soupçonnais pas, ils sont quelque part aussi un révélateur de personnalité, de caractère.
Je n’irai pas jusqu’à dire, qu’aujourd’hui, le monde des enfants n’a plus de secret pour moi, il est si vaste et évolue si vite que ce serait présomptueux. Néanmoins, je suis devenue incollable sur Spiderman, Dora l’exploratrice, Charlotte aux Fraises, Tchoupi et autre Oui-oui, etc.
Je vous mets également au défi de rivaliser avec moi au Lynx, à Croque-carotte, ou encore à Halli Galli et j’en passe, même si j’avoue, sans honte ou presque, m’être fait battre à de multiples reprises…
Cette expérience de sept années, qui avec mon départ à Paris risque de prendre en partie fin, a été enrichissante et chargée d’émotions, car si les enfants savent recevoir, ils n’omettent pas pour autant de vous donner, des joies, de l’amour, etc.
J’ai grandi à leur contact, j’ai vieilli aussi, ou plutôt devrais-je dire, je me suis parfois sentie « âgée », ou ayant pris un « coup de vieux » comme on dit, vous savez, ce sentiment d’être parfois dépassée, "has been", devant une mode qui vous a échappé par exemple et que « Quoi ? Tu connais pas tel ou tel jeu de PSP ? Tel ou tel dessin animé ? Telle ou telle marque ? Untel, unetelle? ». Et devant l’évidente et « affligeante » ignorance, vous êtes contraints de suivre un cours de rattrapage, très précis, proposé et suivi de bon cœur, ponctué par quelques réflexions parfois surprenantes.
Toutes ces choses, même celles qui peuvent paraître dérisoires, m’ont beaucoup apporté.
Je tiens également à remercier pour leur confiance et leur gentillesse les parents de ces chers bambins.
Mes petits, je vous embrasse tous très fort et vous dit que de Paris, je penserai à vous et ne vous oublierai pas, soyez-en certains.
Merci à vous tous, Danaëlle, Garance, Clarisse, Jeanne, Paul, Camille, Blanche, Côme, Jeanne, Gaspard, Hugo, Clémentine, Marceau, Éloïse, Tanguy, Yvan, Marion, Arthur, Martin, Adrien…

A bientôt... et bonne rentrée!
Alexandra

mardi 26 août 2008

La Guinguette c’est chouette !



Quel titre accrocheur vous ne trouvez pas ?
Du slogan de haut niveau… où la rime est un préalable indispensable… (sic)

Je n’étais guère sémillante aujourd’hui, la mélancolie m’a de nouveau envahie et il m’était difficile de la gérer… Emportée par ce raz de marée morose, je décidais d’aller dans la belle cité de Tours, histoire de chasser mes idées noires, voir du monde, errer dans les rues étroites et pavées du vieux de Tours que j’apprécie tant pour sa beauté, son passé et l’atmosphère qu’il dégage et flâner le long des bords de Loire.
Mais avant, un petit détour par la Boîte à Livres s’est imposé, c’est la rentrée littéraire, et depuis trois ans maintenant, ce rendez-vous m’est devenu incontournable. Me voilà le nez dans les bouquins, dont le choix est impressionnant, je m’attache généralement d’abord au titre, qui m’incite à parcourir la quatrième de couverture, qui m’amène à acheter ou non le livre.
Bref, je dois être séduite, et c’est J’aime pas l’amour… ou trop peut-être, premier roman de Vanessa Caffin, jeune écrivaine de 32 ans, qui attire mon attention et sur lequel mon choix se porte. Son acquisition faite, je me rends tout naturellement à la guinguette de Tours sur Loire. Il fait beau, le cadre et l’ambiance sont agréables. C’est avec un café que je m’installe à une table, avec vue sur la Loire, les piles du pont Wilson et mon île Simon bien-aimée, seule, mais tout de même accompagnée de mon élu littéraire. Je bois mon café et comme à mon habitude je prends le temps d’observer l’espace de vie dans lequel je me situe. Il y a du monde mais c’est raisonnable, des couples, des touristes, des groupes d’amis et surtout quelques solitaires, qui comme moi, sont venus se changer les idées autour d’un verre et d’un bon livre et le tout dans un climat convivial. Ce lieu a des allures de bal populaire, presque d’un autre temps, et malgré mon spleen récalcitrant… je m’y sentais bien.
Une fois plongée dans l’ouvrage, je ne pouvais m’en détacher… le style est fluide et l’histoire captivante, « un roman moderne et incisif qui brosse un tableau à la fois tendre et cruel des relations humaines » comme c’est écrit en fin de quatrième de couverture… je ne peux que confirmer.
Je vous encourage à vous le procurer et si vous pouvez, aller le savourer sur les bords de Loire, un délice.
Puis, après quelques heures, je suis retournée musarder dans les rues tourangelles avant de rentrer à Luynes. Qu’il est bon de s’évader ainsi parfois, laisser vagabonder son esprit grâce à une lecture exquise, passionnante et devant un ravissant paysage…

Bien à vous.

vendredi 22 août 2008

Nos élus et internet…

Après une évasion poétique, je fais mon retour dans le monde terre à terre (ou virtuel ?) de la « politique »…
A vrai dire, il s’agit plutôt ici d’une réflexion…
C’est les vacances pour un grand nombre de nos élus, loin d’une quelconque université d’été, ils se reposent très certainement, et ont bien raison…
Néanmoins, j’observe et je m’interroge…
Alors que les nouvelles technologies et plus particulièrement internet (blogs, forums, etc.) envahissent la sphère politique et font partie intégrante des stratégies de communication des élus, notre président en première ligne mais aussi la plupart des personnalités politiques (cf. B.Obama), à Luynes, il souffle comme un vent de désintérêt pour ces derniers depuis les élections… (Car pendant la campagne, ça y allait fort !)
Qu’advient-il de l’information ? (j'exclus de ce constat ces deux mois estivaux bien entendu)
Bien sûr, nous avons l’organe qu’est le Tambour, récemment « revu et corrigé », mais dois-je rappeler qu’il sert principalement les associations, et n’est en aucun cas un outil de propagande ou de polémique… Quant au site de la mairie…
C’est pourquoi, en quête de renseignements sur ce que peuvent penser nos élus, mais aussi et surtout l’opposition, je vais fréquemment consulter leurs blogs…
Mais en vain… quelle tristesse de ne voir aucun nouvel article, aucune réaction, aucune critique… Un silence, inexpliqué, règne sur les blogs luynois… Essayons de comprendre…

Alors que Libération faisait sa une du 4 août sur le thème du réseau de communication intantanée ou nouveau service de microblogging Twitter, intitulé : Twitter, la nouvelle arme des politiques, Luynes semble rester hermétique à ce changement. (sic)
Ce reportage (et j’ouvre ici une grande parenthèse), extrêmement intéressant, cerne bien l’ampleur du phénomène, accès sur l’immédiateté de l’information, l’interactivité, qui pousse à son paroxysme le concept de démocratie participative si chère à Ségolène Royal et sur ses dérives.
Dominique Wolton, chercheur au CNRS, élabore une analyse objective de ce phénomène, de l’engouement qu’il suscite et de ses limites. Internet permet une libre expression, affranchie de la presse et de son institutionnalisation, et en cela constitue un contre-pouvoir, concept jusque là séduisant non ?
Mais du côté de l’homme politique, ce système à un coût, gérer le flux de l’information toujours croissant est chronophage et de plus il ne peut se substituer aux autres instruments, presse, terrains, etc. Avec, un danger supplémentaire, qui est la « saturation du message politique »… et son inintérêt. Trop d’information tue l’information en quelque sorte…
D. Wolton explique qu’un trop plein d’interactivité « risque d’accentuer l’agitation politico-médiatico-démocratique. Le public rentre dans une sorte de voyeurisme vis-à-vis des hommes politiques : il veut en savoir toujours plus sans être jamais rassuré (…). »
« Cet idéal de la vérité instantanée du direct » serait un mythe dans le sens où, « le direct ne vaut pas grand-chose sans son contexte, sans mise en perspective, sans connaissance ». Et c’est là tout le travail d’un bon journaliste, mais aussi des sociologues, historiens, etc. « La compréhension, l’action, requiert du temps. »

J’en arrive donc à la conclusion qu’à Luynes (et à son échelle), on a bien compris le péril qu’internet peut occasionner et que donc, on prend son temps… On joue la prudence…
Cependant, si on pousse un peu plus la réflexion, on constate que bien plus que de prendre son temps, on le fige, en un mot, c’est l’inertie.
Mais cette option comporte des risques, car pas d’information entraine aussi des questionnements et donc des extrapolations qui se muent parfois en rumeur pour arriver à de la désinformation…
Plus sérieusement, toute dérive est dangereuse, heureusement que nous ne sommes pas tenus en haleine par les péripéties de nos élus luynois en vacances, qu’ils se fassent dorer la pilule en bord de mer à Ibiza ou ailleurs, partent en randonnée au Népal nous est bien égal (oui je leur prête de grandes aventures, car comme ça je suis sûre de ne pas dévoiler à mon insu, par le plus grand des hasard, leur lieu de villégiature que je connais pas, afin qu’ils ne se fassent assaillir par des hordes de paparazzi…), en revanche, qu’ils réagissent face à une décision qui se veut contraire à leurs principes me paraîtrait logique… mais il faut croire que non.
Qu’il est aisé de résumer la situation. Le blog de Monsieur Ritouret et de Luynes à venir est déserté depuis leur victoire aux élections, celui de Vivre à Luynes a carrément été rayé des pages web, à l’image de Lionel Jospin au lendemain de sa défaite de 2002, il a disparu (mais ils ont tout de même publié un tract en juin), quant au blog de Luynes c’est vous, il est en deuil, le décès de J. Dumont semble avoir marqué un coup d’arrêt à sa gestion. Pourtant, c’est de ce blog que j’attendais le plus de réactivité, pourquoi Monsieur Rafin n’a-t-il pas « pris le clavier » pour s’exprimer sur le Théâtre ? Pour défendre son si beau bébé ? Tant de questions qui restent sans réponse… mais qui, je l’espère, connaîtrons quelques éclaircissements prochainement, et pourquoi pas par le biais de ce blog… puisque c’est l’une de ses vocations !

Bien à vous.

Alexandra.

Chant d'automne

Moi qui n'avais pas gardé un excellent souvenir de Charles Baudelaire, je le redécouvre favorablement aujourd'hui avec ce poème.
Il faut dire que l'étude des Fleurs du Mal et plus spécifiquement du Spleen et idéal avait été laborieuse et au final, fastidieuse.
Quant à mon oral du bac de français, où l'examinatrice me choisit l'invitation au voyage, ce fût une expérience pénible...
Je reconnais qu'à cette époque, je n'étais guère réceptive à la poésie et aux poètes, surtout tourmentés comme l'était Charles Baudelaire, preuve formelle que les temps et les mentalités changent. Mais, et là on y verra une certaine constance tout de même, les philosophes des Lumières me fascinaient!
A croire qu'une lutte acharnée entre poésie et philosophie se livrait dans mon for intérieur, pour aujourd'hui vivre en parfaite harmonie et complémentarité. Ce doit être le début de la sagesse... (sic)
Chant d'automne tombe à propos, il reflète justement l'ambiance de cette journée pluvieuse, prémices de la prochaine saison.
Ce poème est une expression du spleen et de l'obsession que l'auteur à du temps. Il y associe à la pensée de l'hiver qui vient, l'attente anxieuse d'une mort prochaine. Le spleen, chez Baudelaire relève d'un état pathologique, loin de la mélancolie de Lamartine...
Baudelaire fut toute sa vie malheureux, enfant, il fut traumatisé par la mort de son père et le remariage de sa mère, révolté face au monde qui lui est contemporain, il souffre de solitude morale qui lui inspire des visions d'exil, l'écriture et l'utilisation des images, des symboles, ont vocation d'exutoire, mais en vain.
Ses écrits respirent de sincérité, lui longtemps incompris. Dans une lettre à M. Ancelle, il s'expliquait ainsi: "Faut-il vous dire, à vous, qui ne l'avez pas plus deviné que les autres, que, dans ce livre atroce (Les Fleurs du Mal), j'ai mis toute ma pensée, tout mon cœur, toute ma religion, toute ma haine; il est vrai que j'écrirai le contraire, que je jurerai mes grands dieux que c'est un livre d'art pur, de singerie, de jonglerie, et je mentirai comme un arracheur de dents".
Mais ne réduisons pas Baudelaire au spleen, pour s'en affranchir, il est en perpétuelle quête de l'idéal qui se manifeste dans ses rêves de beauté, beauté à qui il voue un culte, comme dans sa soif de pureté...
Baudelaire maniait et transmettait dans ces poèmes autant la volupté que le désespoir ou l'angoisse...
Place à présent à:

Chant d'automne

I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !


Je pense que mon incursion dans le vaste monde de la poésie prend fin ici, au moins pour un temps. J'espère ne pas trop vous avoir ennuyé avec mes "états d'âme"...
Bien à vous.
Alexandra