Il est des journées où tout vous semble gris, le temps, vous, vos perspectives.
Il est des journées comme ça qui tendent à se répéter, un jour, puis deux, puis trois.
Votre quotidien est maussade, votre motivation amoindrie, et la mélancolie devient alors votre plus fidèle compagnon…
Les envies vous abandonnent, le sommeil vous fuit…
Billet d’humeur ? Oui, c’est certain.
Malgré le travail, quelque peu oppressant de ces dernières semaines, sans parler de la rudesse des trois prochaines, j’ai ressenti le besoin de m’exprimer ici, comme il m’est arrivé de le faire autrefois.
L’écriture est finalement un exutoire que j’ai longtemps négligé et dont je ne peux aujourd’hui me passer.
Loin de moi l’idée de vous communiquer ma nostalgie, préservez-vous-en !
C’est plutôt une expérience incroyable que je souhaite partager avec vous.
Mon après-midi a connu ses instants d’évasion, de joie et de rire.
Dans le cadre d’un projet d’étude, l’équipe de micro-agence dont je fais partie s’est investie d’une mission peu banale. Réaliser des « micro-clips » visant à promouvoir l’album de l’artiste dont nous sommes chargés de la communication.
L’objectif : créer du « buzz » (notion très tendance en communication, plus facile à dire…).
Le concept : plusieurs teasers diffusés les uns après les autres sur le net, un personnage, un lieu, une scène burlesque accompagnée d’une musique de l’artiste, sélectionnée avec soin.
Quand je dis personnage, il faut aussi l’entendre au sens de phénomène.
C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de « Madame Bettina » une femme clown réjouissante, décalée, et par-dessus tout terriblement attachante.
Je ne vous cache pas que j’avais quelques appréhensions ou plutôt aprioris avant de faire sa connaissance.
Je n’ai jamais cultivé une grande affection pour les clowns, le tandem clown blanc et Auguste n’ayant jamais été, pour moi, à l’origine de mémorables fous rires.
Mais elle, elle vous entraine, elle entraine tout le monde !
Quel régal d’arpenter Paris en sa compagnie et surtout l’avenue Montaigne, son accoutrement surprend les passants, sa gouaille les interpelle. Elle nous convie dans son univers et c’est de gaîté de cœur que l’on accepte (toutes origines sociales confondues).
L’épisode du métro reste un souvenir cocasse et à n’en pas douter impérissable, pour nombre d’usagers d’ailleurs.
Les sourires se lisaient instantanément, ils illuminaient les visages cosmopolites des « badauds », ses répliques totalement improvisées suscitaient engouement et éclats de rire, même de la part des forces de l’ordre présentes sur la ligne 1.
Elle a su, dans un lieu où la tristesse est souvent reine et l’individualisme exacerbé, créer une communion entre des personnes qui ne se connaissaient pas et que parfois tout opposaient. Les sourires, les regards complices et heureux sont la plus belle marque de reconnaissance qui soit.
Son thème de prédilection était la journée de la femme, féministe au sens noble du terme, elle récoltait les avis de ses dames et de ses messieurs sur l’intérêt d’une telle journée, souvent quoi devant une telle fougue, une telle spontanéité, un tel aplomb et son humour. Il est vrai que, finalement, l’existence d’une telle journée vient souligner l’absence d’une réelle parité, dans certains milieux plus que d’autres, dans certaines contrées plus que d’autres, oui, mais
Bref, ces trois heures passées en sa compagnie furent exaltantes et distrayantes. Le bonheur d’une rencontre inoubliable qui a su l’espace d’un moment me redonner du baume au cœur.
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