vendredi 18 avril 2008

Promenade champêtre…

Une si belle journée printanière comme il nous a été donné de contempler hier se doit d’être appréciée à sa juste valeur. Ce genre de journée, tant attendue, qui procure en chacun de nous, bien-être et gaieté et nous permet de nous sentir revigoré !
Alors que je suis à ma fenêtre, un agréable tableau s’offre à ma vue.
Le bleu du ciel, si rare ces derniers temps, m’émerveille, quelques cumulus s’y déploient gracieusement et semblent vouloir composer un ballet placide, éloge à la sérénité du moment. Le doux soleil vient caresser mon visage de ses rayons cléments tandis qu’un vent léger charrie pollens et pétales libérés par les arbres en fleurs aux couleurs délicates. Les graines semées, le magnolia grandiflora abandonne ses fruits qui bientôt feront place à de magnifiques fleurs blanches et parfumées, poiriers et cerisiers ont revêtu leur plus belle parure florale, ces derniers apparaissent si paisibles, loin du tumulte des assauts répétés qui les attendent, perpétrés par des hordes de merles, insatiables devant leurs fruits si délectables.
Si le muguet se fait encore discret, les pissenlits, les pâquerettes et les boutons d’or ont envahis le jardin, les tulipes quant à elles, sur leur longue tige, hautes en couleur, paraissent régner, le temps d’une journée, sur toute cette flore sauvage telle la reine de ce bal printanier.

Une odeur plaisante vient me titiller les narines, vous savez cette odeur propre à chaque saison, parfois si difficile à décrire, il y a une touche de fraîcheur dans celle-ci, une note d’herbe tout juste coupée, distillée par la douce chaleur de cette journée. Les oiseaux s’en donnent à cœur joie, eux aussi ne restent pas insensibles devant ce fabuleux spectacle et entonnent les airs les plus célèbres de leur répertoire, la mésange bleue entame une sonate en zinzinule, suivi du concerto pour moineaux en si majeur que la symphonie « merlesque » est très vite venue supplanter.
La nature qui se dévoile, émoustille tous mes sens…
Je ferme les yeux, prends une grande inspiration, je ne peux résister à l’envie soudaine d’aller gambader dans les alentours...
Armée de mon appareil photo, me voilà en marche, 5 min plus tard je me trouve sur les chemins caillouteux que j’ai tant arpentés dans ma plus tendre enfance. Je vais tout naturellement observer le château, j’escalade le muret, avec moins d’agilité qu’il y a quelques temps, sans doute est-ce dû à sa détérioration, je n’ose imaginer que ma condition physique se dégrade…
Mes amies les ronces, à qui je n’avais pas rendu visite depuis belle lurette me harponnent, en guise d’accolade pour sceller nos retrouvailles j’imagine. Je finis par me stabiliser ce qui me permet ainsi de photographier l’édifice.

Cette vue est moins typique (mais tout de même connue), on y voit la chapelle, le pont-levis et on devine le logis en brique datant du XVe siècle.
Je poursuis mon chemin, lorsque la luminosité d’un sentier ombragé attire mon attention, les branches et le feuillage filtrent les rayons de l’astre majestueux qui subjugue cette journée, comme pour inviter le promeneur à se détourner un instant de l’intense lumière qui l’éblouit de toute part.
Je reprends ma balade champêtre, plus guillerette que jamais et admire la nature qui se présente à moi. Oh ? Un rassemblement de Coucous, vous savez cette variété de primevères sauvages, à la tige vert pâle et aux petites clochettes jaunes odoriférantes, à mon retour j’en cueillerai un bouquet, comme j’avais coutume de le faire avec ma grand-mère lors de nos longues escapades les jours où elle venait nous garder mon frère et moi. Je l’agrémenterai de quelques fleurs des champs trouvées au hasard de ma promenade telle que des Véroniques, etc.


[En n’oubliant pas, bien entendu, de me laver les mains en rentrant, car « on se sait jamais si ce que l’on a touché n’est pas « poison » !!! », « Oui mamie ! C’est promis ! »]
Je sillonne les chemins, découvre une « parcellette » en friche où de très jolies bruyères se sont installées, formant un mini maquis à Luynes, et oui, notre commune a ses spécificités !!!

Je continue ma petite vadrouille et je vais à la rencontre de la faune très représentative de notre région. Le Baudet du Val de Luynes, cet animal courtois mais néanmoins quémandeur de touffes d’herbes bien vertes, est un moyen de locomotion encore très utilisé ici. La gentillesse qui transparaît de son regard, m’incite à accéder à sa requête.

Les Lamas luynois nous sont d’une grande commodité pour nos cultures en altitude (Quand je vous dis que Luynes a ses originalités... son relief très varié en est une)


La traversée des champs de colza (Luynes premier fournisseur en carburant écologique de François Bayrou en 2007) m’amène à la dernière étape de ce circuit, l’aqueduc romain, autre fierté locale après le château…

C’est donc ragaillardie que je suis rentrée dans mon logis, la tête pleine de belles images et de jolies pensées et où une autre surprise m'attendait... Je réussis, en effet, à approcher une femelle Tigrissonne, cette espèce fut domestiquée très tôt par les habitants, elle a cependant conservé son caractère insaisissable lorsqu'elle évolue dans son milieu naturel... le jardin!

Hep, pssst… Puisqu’on est entre nous, qu’on se le dise, vous n’avez vu ici qu’une infime partie de la beauté des paysages luynois. Ma commune est riche en belles demeures de caractère au passé historique exaltant et recèle moult autres coins idylliques…

4 commentaires:

Christophe Marion a dit…

Cette promenade fut agréable (et nécessaire en ces temps si rudes). Car, en vous lisant, j'étais un peu avec vous.

Alexandra a dit…

Je suis très touchée par vos propos.
A vrai dire, il y avait bien longtemps que je ne m'étais pas octroyée ce loisir, et je ne peux que le conseiller à toutes les personnes qui ont besoin de se changer les idées (si le temps le permet bien évidemment). Je suis ravie si j'ai pu partager à travers ces lignes, ne serait-ce qu'une petite partie du bonheur qui m'a habité lors de cette promenade (et un peu après), car bien que simple et éphémère, il fut immense.

Anonyme a dit…

Merci pour cette agréable balade, odorante, colorée et illustrée, j'ai eu l'impression d'etre avec toi tout au long de cette balade en cherchant le chemin que tu avais pris
Il est vrai que ce milieu de semaine était tres agreable et j'aurais bien laissé mon patron de mari avec ses clients pour m'échapper dans cette magnifique nature.
Je te souhaite un agreable week end
Maryvonne

Alexandra a dit…

Bonjour Maryvonne,
Cette promenade fut spontanée et réjouissante, heureuse de voir que vous ayez pu le ressentir en me lisant. Je vous souhaite un très beau week-end à vous également, profitez bien de cet après-midi, le soleil semble de nouveau enclin à briller...
Bien cordialement.
Alexandra